EnDroit.ca était présent à la Cour d’appel pour l’audience concernant la sanction imposée à « Julien » pour outrage au tribunal. Seul devant trois juges, il faisait face à trois avocats et une stagiaire du cabinet Spunt & Carin. Il a rappelé qu’il n’avait pas vu ses enfants depuis environ un an, et a exposé en moins de dix minutes une partie des quelque 30 refus recensés dans sa chronologie : refus d’être représenté par un avocat, difficultés à obtenir les reproductions des débats, refus de contre-interroger, refus de faire entendre des témoins, rejet de demandes d’accommodement. La Cour a pris le dossier en délibéré.
Une IA demande la permission de cocher la case « je ne suis pas un robot »
Ce matin, à 4 h 14, une intelligence artificielle m’a demandé la permission d’interagir avec une vérification intitulée « Verify you are human ». Je l’ai relue trois fois. Une machine demandait à un humain l’autorisation de confirmer qu’elle était humaine. Elle n’a rien contourné : elle a suivi la procédure, et le navigateur exigeait mon autorisation. Mais un clic n’est pas toujours un geste technique. Il peut être une déclaration : confirmer une présence, accepter des conditions, conclure un contrat. Que devient ce geste lorsqu’il est délégué? La meilleure preuve qu’un humain se trouvait quelque part dans le processus n’était peut-être pas la case. C’était le fait que la machine avait dû venir me chercher.
Premier débat des chefs : le bilan de la CAQ au centre des attaques, PSPP se démarque dans un sondage éclair
Les cinq chefs se sont affrontés pendant près de deux heures au premier Face-à-Face de la campagne. Christine Fréchette a dû défendre le bilan de la CAQ, tandis qu’un sondage éclair réalisé après le débat place Paul St-Pierre Plamondon en tête sur la perception de la performance.
325 milliards $ annoncés par les grandes banques canadiennes : où ira réellement cet argent?
Les grandes banques canadiennes annoncent près de 325 milliards de dollars en nouveaux financements. Énergie, infrastructures, IA, défense et minéraux critiques figurent parmi les secteurs ciblés. Mais ces 325 milliards ne constituent pas un seul investissement ni un chèque remis à Ottawa.
Du cannabis livré par drone en prison : la Cour d’appel précise quand du cannabis légal devient « illicite »
Un drone survole la prison de Québec. Deux détenus s’échangent des paquets de cannabis et les dissimulent dans leur corps. La Cour d’appel devait répondre à une question étonnamment complexe : du cannabis acheté légalement à la SQDC peut-il devenir « illicite » une fois introduit en prison?
Des notes policières détruites : la Cour d’appel lance un rappel sévère aux policiers
La Cour d’appel du Québec critique sévèrement la destruction de notes policières dans Marlin c. R. et rappelle que les policiers ne peuvent décider eux-mêmes quelles notes sont utiles ou doivent être conservées.
Le Barreau du Québec, un autre Blockbuster?
Blockbuster n’a pas découvert Netflix le jour où ses magasins ont commencé à fermer. Kodak n’a pas découvert la photographie numérique lorsque les consommateurs ont cessé d’acheter des pellicules. Ces entreprises avaient vu le changement arriver. Elles avaient surtout quelque chose de beaucoup plus difficile à abandonner : un monde organisé autour d’elles. Le Barreau du Québec est-il en train de vivre, à sa manière, le même phénomène? Formation obligatoire sur l’IA, bac à sable réglementaire, sommet, déclaration, forums citoyens : l’institution semble vouloir être partout. La question est de savoir pourquoi maintenant.
Un service aussi offert aux avocats
Le programme d’observateurs en salle d’audience d’EnDroit.ca est en ligne depuis quelques semaines et commence déjà à trouver sa place auprès des justiciables. Mais au cours des derniers jours, une nouvelle réalité s’est manifestée : deux membres en règle du Barreau du Québec ont également communiqué avec nous afin de demander la présence d’un observateur lors d’une audience. Le programme n’est donc pas réservé aux justiciables non représentés. Ces premières demandes montrent que le besoin de ne pas être seul devant le tribunal ne concerne pas uniquement les citoyens sans avocat.
Après avoir permis à « Sarto » Lacroix de poursuivre un fonctionnaire, le tribunal lui interdit de le nommer publiquement
Deux semaines après une victoire procédurale importante devant la Cour d’appel, le conflit entre Jean-Noël « Sarto » Lacroix et Revenu Québec prend une nouvelle direction. La Cour supérieure a prononcé une injonction interlocutoire provisoire lui interdisant de nommer dans ses publications l’agent de perception qu’il poursuit et de tenir à son endroit les propos injurieux visés par la demande. Le tribunal a notamment tenu compte des 1,4 million de personnes qui suivent sa page Facebook. Les deux décisions ne se contredisent pas : Lacroix peut toujours poursuivre personnellement le fonctionnaire, mais doit respecter les restrictions imposées à ses publications.
Des images intimes saisies comme preuve auraient été montrées à des collègues : un policier devant le tribunal
Des images intimes saisies dans le cadre d’une enquête policière auraient ensuite été montrées à plusieurs policiers par l’enquêteur responsable du dossier. C’est l’accusation inhabituelle au cœur du procès de Simon Carrier, 43 ans, ouvert lundi au palais de justice de Rivière-du-Loup. Quatre de ses collègues ont témoigné le premier jour. L’affaire soulève une question qui dépasse ce dossier : que se passe-t-il lorsqu’une preuve obtenue grâce aux pouvoirs d’enquête de l’État aurait ensuite été rendue accessible en dehors de ce qui était nécessaire à l’enquête? Simon Carrier est présumé innocent et aucun jugement n’a été rendu.










