Un père autiste séparé de ses jumeaux. Un avocat qui démissionne du Barreau en pleine enquête disciplinaire. Des institutions qui ferment les dossiers. Et une question qui reste sans réponse : qui protège ces enfants-là ?
Cette série en sept articles documente, pièce par pièce, le dossier Julien — l’affaire Spunt & Carin — et le mur institutionnel qui s’est dressé devant lui.
Pièces au dossier →
Le matin où tout a basculé
Julien tondait sa pelouse. Deux heures plus tard, un véhicule blindé bloquait son chemin privé, des démineurs fouillaient son domaine, et des policiers du GTI en tenue d’assaut pointaient leurs armes dans sa direction. Aucune bombe. Aucun arsenal. Toutes les accusations abandonnées. Il sera acquitté de tout. Mais l’étiquette, elle, ne partira plus — et ses enfants non plus.
Lire l’article 1 →
Trois avocats, zéro défense
La première avocate insiste pour qu’il cède tout à son ex-conjointe malgré un contrat signé en bonne et due forme — et lui remet des factures qui ne font aucun sens. Le deuxième lui cache des audiences, le force à signer des documents sous la menace et lui bloque l’accès à son propre dossier. Le troisième, après lui avoir affirmé que le dossier était gagné d’avance, s’entend avec l’avocat de la partie adverse pour dissimuler une audience à leur propre client — et ils se font prendre la main dans le sac. Cet avocat adverse démissionnera du Barreau en pleine enquête du syndic. Trois mandats. Zéro défense réelle.
Lire l’article 2 →
L’avocat fantôme — Me David Chun
Me David Chun était l’avocat adverse. Il démissionne du Barreau du Québec le 5 février 2025 — en pleine enquête disciplinaire. Depuis, deux versions incompatibles coexistent sous serment : en Chine selon l’avocat du Fonds d’assurance, au Québec selon la parajuriste du même cabinet adverse, photographies à l’appui. Le DPCP abandonne les procédures criminelles faute de pouvoir le faire témoigner. Me Anne-France Goldwater dénonce au Barreau une fraude criminelle grave. Le syndic ferme le dossier. L’avocat reste introuvable.
Lire l’article 3 →
Le mur institutionnel
Le Bureau du syndic ferme. Le FARPBQ finance la défense du cabinet visé et envoie des mises en demeure aux journalistes qui couvrent l’affaire. L’AMF reçoit la plainte et se tait. Depuis 2020, un seul et même conseil d’administration cumule quatre rôles : il représente les avocats, administre leur assurance, nomme le syndic qui les enquête — et décide en dernier ressort si leurs victimes seront indemnisées. Ce n’est pas une théorie. C’est écrit noir sur blanc dans leurs propres documents officiels.
Lire l’article 4 →
La police qui refuse d’entendre
Trois visites au poste de Repentigny. Trois refus de prendre sa plainte. Convoqué par la police elle-même pour déposer sa plainte — et arrêté à son arrivée. Les enregistrements audio sont là : « Tu viens juste nous faire chier. » Ses tics du syndrome de Gilles de la Tourette confondus avec des signes de consommation de drogue. Forcé de prouver médicalement son handicap pour repartir au volant. La boucle fermée : la police ne peut pas enquêter, le DPCP ne peut pas agir sans enquête.
Lire l’article 5 →
Seul contre tous devant la Cour
D’un côté : le Barreau du Québec, son Bureau du syndic et le Fonds d’assurance, représentés par Clyde & Cie — l’un des cabinets les plus puissants du pays. De l’autre : Julien, seul, sans avocat, autiste, devant la Cour supérieure. Le juge Lacoste refuse ses accommodements raisonnables, refuse le contre-interrogatoire, refuse ses pièces médicales. Le jugement tombe : quérulent, 25 000 $ de dommages, 75 heures de travaux communautaires, interdiction de poursuivre sans autorisation. Les rapports psychosociaux lui étaient favorables. Personne ne l’a jamais examiné sur le fond.
Lire l’article 6 →
La façon légale de ne jamais répondre
La destruction alléguée d’un dossier judiciaire — non examinée. Les versions contradictoires sous serment sur la localisation de l’avocat adverse — non examinées. Le conflit d’intérêts documenté — non examiné. La dénonciation de Me Anne-France Goldwater au Barreau — non examinée. L’erreur d’information du greffe de la Cour d’appel lui-même — insuffisante. La Cour d’appel rejette le 23 mars 2026. Direction : la Cour suprême du Canada. Une seule question demeure : qu’est-ce qu’il faut, exactement, comme dossier pour être entendu sur le fond ?
Lire l’article 7 →Sept articles, un même mur
EnDroit.ca ne prétend pas établir la culpabilité de quiconque — ce rôle appartient aux tribunaux et aux instances compétentes. Ainsi, cette série documente, à partir de pièces vérifiables et de témoignages écrits, l’enchaînement qui relie une perquisition disproportionnée, trois avocats successifs, un avocat adverse qui démissionne en pleine enquête, et une série d’institutions qui ferment leurs portes l’une après l’autre. Par conséquent, le dossier reste ouvert : de nouvelles pièces seront publiées à mesure que les procédures en cours évolueront — notamment l’appel devant la Cour suprême du Canada.
Vous avez une information à transmettre sur l’affaire Spunt & Carin ou un dossier similaire ? Écrivez-nous à endroit.ca@outlook.com. Ainsi, nous lirons chaque message avec attention.
