Après le décès volontaire d’une jeune personne dans le métro de Montréal, la coroner Julie-Kim Godin a formulé douze recommandations. Six visent directement la continuité après 18 ans, le logement, le revenu et la coordination des services.
Le répertoire officiel du Bureau du coroner anonymise la personne. Il décrit un parcours marqué par des problèmes complexes de santé mentale, un trouble lié à l’usage de substances, une instabilité résidentielle et de multiples vulnérabilités.
Cette fiche sépare les six recommandations adressées au ministère de la Santé et des Services sociaux des six mesures visant la prévention du suicide dans le métro.
De nombreux contacts sans continuité suffisante
Le 15 janvier 2025, une personne meurt d’un polytraumatisme après avoir été volontairement percutée par un métro à Montréal. Le Bureau du coroner classe le décès comme un suicide.
Malgré de nombreux contacts avec les services de santé et des organismes communautaires, son parcours demeure marqué par la maladie mentale, l’usage de substances et l’instabilité résidentielle. Le rapport soulève la difficulté d’assurer une coordination durable dans les situations complexes.
Une frontière administrative au milieu d’un parcours humain
La première recommandation demande de modifier le mandat et les programmes de la DPJ pour poursuivre les services après 18 ans, structurer la transition vers l’âge adulte et soutenir les projets de scolarisation, de qualification et d’emploi.
La deuxième réclame un plan d’action interministériel afin de prévenir les ruptures, la précarité et l’itinérance. Ces recommandations reconnaissent que la majorité légale ne fait pas disparaître les besoins créés ou aggravés pendant l’enfance.
Les conditions matérielles de la continuité
La coroner recommande un milieu de vie stable et sécuritaire, y compris la possibilité de rester en famille d’accueil ou d’accéder à un hébergement tolérant et adapté. La réponse du 12 mai 2026 indique une application avec adaptations ou mesures alternatives.
Elle demande aussi une aide financière stable, prévisible, ainsi qu’une couverture des soins et médicaments. Le statut officiel indique que cette recommandation ne peut pas être appliquée telle quelle et nécessite des analyses et démarches supplémentaires, notamment avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.
Des responsabilités réparties entre plusieurs institutions
La cinquième recommandation vise une structure formelle réunissant DPJ, santé, dépendances et milieu communautaire; elle n’était annoncée qu’en application partielle. La sixième, sur de nouveaux partenariats, était annoncée comme appliquée intégralement.
Six autres recommandations concernent la STM : étude de portes palières, vidéosurveillance, ambassadeurs de sûreté, présence d’employés, formation et messages de prévention. Les portes palières ne pouvaient être devancées faute de financement suffisant, tandis que plusieurs autres mesures étaient appliquées intégralement ou avec adaptations.
Les principaux repères du dossier
Ce que les documents permettent d’établir
Le rapport transforme un parcours individuel en programme de prévention : prolonger l’accompagnement, sécuriser le logement et le revenu, coordonner les réseaux et réduire l’accès aux voies dans le métro.
Le statut « ne peut pas être appliquée » affiché pour certaines recommandations décrit la réponse de l’organisme au moment indiqué. Il ne signifie pas que l’objectif est inutile ni qu’aucune mesure alternative ne peut être développée.
Recommandations et points de suivi
Voir les mesures à suivre
Cette fiche distingue les faits établis par les documents publics, les déclarations attribuées à une source et les questions encore ouvertes. Elle sera corrigée ou enrichie si un jugement, un rapport de coroner, une réponse institutionnelle ou une nouvelle décision devient public.
La protection de l’identité des enfants et des familles prévaut sur l’ajout de détails sensationnels.

