Le décès d’une adolescente de 16 ans dans un centre de réadaptation des Laurentides a déclenché une dénonciation publique des réductions de personnel. Le lien causal entre ces compressions et le décès n’était toutefois pas établi.
Cette fiche repose sur une déclaration syndicale publiée pendant qu’une investigation du coroner était en cours. Les chiffres sur les compressions décrivent la position du SCFP; ils ne constituent pas les conclusions d’un coroner ni une preuve de causalité.
Le centre concerné se trouve à Prévost, dans les Laurentides, et relève des services Batshaw du Réseau de santé de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal.
Une adolescente retrouvée sans vie au centre
Le 26 mars 2026, le Syndicat canadien de la fonction publique rend publique sa réaction au suicide d’une adolescente de 16 ans au centre de réadaptation de Prévost.
La publication indique que les équipes sont profondément touchées et que plusieurs membres du personnel se trouvent en congé. Elle confirme aussi qu’une investigation du coroner doit examiner les circonstances du décès.
Dix postes et trente quarts de travail évoqués
La présidente de la section locale 2718, Barbara Duval, affirme que dix postes d’éducateurs auraient été supprimés au cours de compressions successives. Chaque poste représentait, selon le syndicat, trois quarts par semaine, soit trente quarts de présence en moins.
Le syndicat réclame davantage de personnel, de formation et de soutien clinique. Sa présidente s’appuie sur plus de vingt-cinq ans d’expérience dans le réseau pour soutenir que les équipes ne disposent plus de la marge nécessaire auprès de jeunes très vulnérables.
Une proximité temporelle n’est pas une preuve de cause
Au moment de la publication, aucune conclusion du coroner ne permettait d’affirmer que la réduction des effectifs avait causé le décès ou empêché une intervention précise.
Une enquête rigoureuse doit distinguer les conditions de travail dénoncées, les décisions de gestion, la trajectoire clinique de l’adolescente et les circonstances immédiates du décès. Sans le rapport du coroner, ces éléments ne peuvent être fusionnés en une conclusion unique.
Présence, stabilité et continuité dans les unités
Même sans conclusion causale, la dénonciation soulève une question vérifiable : quel niveau de présence permet d’assurer l’observation, la relation éducative, la transmission d’information et l’intervention en situation de crise?
La qualité d’un service de réadaptation ne dépend pas seulement du nombre de postes. Elle dépend aussi de la stabilité des équipes, de l’expérience, des horaires, de l’accès clinique et des mécanismes d’alerte. Ce sont ces dimensions qu’un suivi documentaire devra examiner.
Les principaux repères du dossier
Ce que les documents permettent d’établir
Le fait établi est le décès et l’existence d’une dénonciation syndicale chiffrée. La responsabilité institutionnelle et le rôle exact des effectifs demeurent des questions ouvertes tant que l’investigation n’est pas publiée.
Les affirmations sur les compressions sont attribuées au syndicat. Cette page ne conclut ni à une faute, ni à un lien de causalité, ni à une responsabilité pénale ou civile.
Recommandations et points de suivi
Voir les mesures à suivre
Cette fiche distingue les faits établis par les documents publics, les déclarations attribuées à une source et les questions encore ouvertes. Elle sera corrigée ou enrichie si un jugement, un rapport de coroner, une réponse institutionnelle ou une nouvelle décision devient public.
La protection de l’identité des enfants et des familles prévaut sur l’ajout de détails sensationnels.

