Montréal annonce des caméras corporelles sur 3 500 policiers d’ici un an, et des lecteurs de plaques dans 600 véhicules de patrouille. L’idée remonte à 2013, à la mort d’un homme de 70 ans après une intervention policière. Entre les deux : un projet pilote, un rapport de 235 pages concluant que les caméras n’avaient réduit ni l’usage de la force ni la violence envers les policiers, trois administrations municipales, et un encadrement provincial qu’on attend toujours. Premier de trois articles.
Mois : août 2026
Le Barreau reconnaît le problème. Elle lui demande la solution.
Elle a quitté son domicile en mai 2024 pour une maison d’hébergement. Elle a dénoncé la violence conjugale aux policiers. La Direction de la protection de la jeunesse lui recommande maintenant de s’adresser au tribunal pour obtenir la garde complète de sa fille. Elle est admissible à l’aide juridique. Et à Chibougamau, elle ne trouve aucun avocat disponible pour prendre son dossier. Elle a écrit au Barreau du Québec — en citant le communiqué où l’ordre reconnaît lui-même que des citoyens peinent à se faire représenter en région. Nous publions sa lettre intégralement.
Agression sexuelle : une phrase du juge annule les verdicts
Une enfant a raconté ce qu’elle disait avoir subi entre 9 et 12 ans. Le juge l’a crue : témoignage franc, direct, crédible et fiable. L’homme a été condamné sur trois chefs. Deux ans plus tard, la Cour d’appel du Québec annule tout et ordonne un nouveau procès — parce que le juge, en rejetant la version de l’accusé, lui a reproché de ne pas avoir affirmé que la plaignante inventait. Or un accusé n’a rien à prouver. Explication d’une décision rendue le 19 août 2026, jugement à l’appui.
C’est prêt : vous n’êtes plus seul à votre audience
C’est prêt. Comme promis la semaine dernière, la page des observateurs en salle d’audience est maintenant en ligne, et tout y est automatisé. Vous avez une audience et vous ne voulez pas y aller seul? Vous pouvez maintenant ajouter votre nom à la liste. Trois à cinq minutes pour déposer une demande. Moins d’une minute pour répondre à quelqu’un.
Un juge à la retraite accusé de fraude et de production de faux
Un autre. Oui, un autre juge. Un autre avocat. Un autre membre de l’autorité du système judiciaire. Et après, on se demande pourquoi les citoyens perdent confiance au système de justice. Cette semaine, à Longueuil, c’était pour 275 $.
Les juges qui font honte au Québec
Menaces en pleine salle d’audience, accommodements refusés à un père handicapé, propos qui nient l’accès à la justice. Six cas qui ébranlent la confiance en la magistrature québécoise.
Vice caché : une infiltration d’eau n’est pas un acte de Dieu
Poursuivi pour une infiltration d’eau par la lucarne du toit, un vendeur de Rawdon a plaidé la force majeure : c’était les grands vents, un acte de Dieu. Sa preuve : des publications trouvées sur les réseaux sociaux. La Cour du Québec vient de trancher — et le jugement contient trois leçons très utiles pour quiconque achète une maison.
Le procès secret : ce que dit vraiment le jugement
En 2022, on apprenait qu’une partie déterminante d’un procès criminel s’était tenue au Québec sans numéro de dossier, sans nom de juge public, sans inscription au rôle. Nous avons lu l’arrêt. Ce qu’il contient est plus troublant que le secret lui-même : le recrutement d’un indicateur de police dans une minifourgonnette et sur un banc de parc, des explications que la Cour d’appel juge « fort ambiguës », et une personne qui a renoncé à quatre droits fondamentaux sans qu’on lui explique ce qu’elle risquait.
Le Tribunal écarte les recommandations de la travailleuse sociale
« Bien là, la travailleuse sociale le dit. » Combien de fois cette phrase a-t-elle suffi à clore un débat, comme si l’opinion d’une experte valait vérité absolue? L’avocate Vivan Nguyen raconte une cause où le Tribunal a écarté les recommandations de la travailleuse sociale — et pourquoi ce moment, rare, méritait d’être souligné.
Renseignements médicaux à la SAAQ : qui sait quoi, et comment?
Des personnes qui n’avaient transmis aucune nouvelle information médicale ont vu leur droit de conduire remis en question. D’autres, sans même avoir de dossier d’indemnisation, ont été convoquées à une évaluation. D’où venait l’information? Pour l’Association pour les droits des accidentés, la question est simple — et les documents du projet CASA de la SAAQ, qui prévoient un « dossier médical unique » alimentant « tous les processus concernés », la rendent incontournable.










