Trouver un bon avocat, au Québec, relève souvent du bouche-à-oreille ou de la chance. Nous lançons une nouvelle page : la liste des avocats que des citoyens nous ont eux-mêmes recommandés, après avoir été bien servis. Chaque nom est vérifié au tableau de l’Ordre du Barreau avant d’y figurer. Et vous pouvez, vous aussi, y proposer le vôtre.
Mois : août 2026
On vous ment, vous payez. Maintenant, oubliez ça.
Un rapport officiel de 586 pages a établi qu’une société d’État a « menti » pendant des années au sujet d’un projet dont la facture a gonflé d’un demi-milliard de dollars. Six mois plus tard, personne n’a été destitué, personne n’a été accusé, et le sujet a presque disparu. À la veille du vote, une question simple : où est passée l’histoire du milliard perdu, et pourquoi la loi elle-même protège-t-elle ceux qui en répondent?
Le profilage racial : une culture qui scalpe la dignité humaine
Le 11 août 2026, une séance de la Commission de la sécurité publique de Montréal portait sur les allégations de profilage racial visant seize policiers du poste de quartier 39, à Montréal-Nord. Hadj Zitouni, président du Mouvement Action Justice, s’y est rendu. Faute de place, il n’a pas pu entrer dans la salle. De l’autre côté de la vitre, il livre une réflexion sur les promesses de changement, la reddition de comptes et ceux qui, depuis des décennies, n’ont jamais été entendus.
Se défendre sans avocat : nous revenons à notre raison d’être
EnDroit.ca a été créée pour aider les gens qui se présentent devant la justice sans personne pour les représenter. Notre section « Se défendre sans avocat » est entièrement refaite : un parcours en trois gestes, décliné en six situations, de la mise en demeure jusqu’à la salle d’audience.
Quand les institutions ne répondent pas, il vous reste un EnDroit
Que faire quand une plainte au syndic est fermée, quand le Protecteur du citoyen se déclare incompétent, quand l’aide juridique refuse le dossier? En 78 jours, sur deux adresses seulement, 183 personnes nous ont écrit 699 courriels. Cent quatre y joignaient des jugements ou des documents officiels. Quarante-sept écrivaient après avoir vu une porte se refermer. Voici ce que contient ce courrier, et ce que ça révèle des mécanismes de plainte au Québec.
Les mots du droit, expliqués en un clic
Une lectrice nous a écrit qu’elle avait décroché deux fois en lisant l’un de nos dossiers — une fois sur « fonds d’assurance », une fois sur « plainte privée ». À partir d’aujourd’hui, les termes juridiques sont soulignés dans tous nos articles : un clic, et la définition apparaît par-dessus le texte, sans quitter la lecture. Nous publions aussi un lexique de plus de 1 400 termes du droit québécois, canadien et de la common law, expliqués en français courant.
Qui surveille les ordres professionnels du Québec ?
Quarante-six ordres professionnels se surveillent eux-mêmes au Québec. Un seul organisme est chargé de veiller à ce qu’ils protègent le public : l’Office des professions. En deux exercices, il n’a enquêté sur aucun d’eux, et 96 % de ses revenus viennent des membres de ceux qu’il surveille. Notre enquête en trois volets.
Le témoignage de la semaine : l’histoire de Madame H.
Elle a été enfant de la DPJ : famille d’accueil, foyer de groupe, centre jeunesse, et un mois enfermée seule à quatorze ans. Elle est devenue enseignante, puis famille d’accueil — pour offrir à des enfants ce qu’elle n’avait jamais eu. Pendant quatre ans, sa famille était décrite comme l’une des plus belles de sa région. Puis elle a rencontré un homme, et le système lui a fait exactement ce qu’il fait aux parents biologiques. Premier texte de notre nouveau segment hebdomadaire : le témoignage de la semaine.
Le silence de la CAQ sur les vrais enjeux : les enfants et la justice
En une seule journée de mai, le gouvernement a trouvé 682 millions de dollars, notamment pour détaxer les muffins vendus à l’unité. Le demi-milliard promis pour moderniser la justice, lui, a été reporté à 2029. Le projet de loi sur la déontologie des juges n’a franchi aucune étape depuis son dépôt. Pendant ce temps : des rapports de la DPJ falsifiés, des éducatrices congédiées pour proximité sexuelle avec des mineurs, et 43 % des Québécois qui disent avoir perdu confiance en leurs institutions. Le vote est dans 54 jours.
On ne naît pas vulnérable. On le devient parfois.
Nous croyons souvent que la vulnérabilité concerne les autres. La recherche montre le contraire : elle peut toucher chacun de nous, lorsque nos ressources ne suffisent momentanément plus à faire face à une situation. Pour la troisième chronique de sa série Regards sur la confiance, Peggy Roy explique pourquoi c’est précisément au moment où l’on dispose de moins d’énergie qu’il faut comprendre un système, remplir des formulaires et respecter des délais — et ce que la réponse institutionnelle change alors.










