Les avocats de l’aide juridique affiliés à la FAAJQ seront en grève du 31 août au 4 septembre inclusivement. Plus de trois ans sans contrat de travail, et un écart de 2,46 points de pourcentage avec leurs collègues, selon la Fédération : voilà ce qui a mené là. Pour les justiciables, ce sont des dates de cour qui risquent d’être reportées.
Quatre radiations au Barreau du Québec en neuf jours
Quatre avis de radiation signés en neuf jours par la direction générale du Barreau du Québec. Une radiation permanente, trois temporaires. Comptabilité en fidéicommis, fausses attestations, refus de répondre au Service de la qualité de la profession — et un avocat déclaré plaideur quérulent dans ses propres litiges. Voici les quatre dossiers, un par un.
Chris Hadfield au Sommet sur l’état de droit : gardons les pieds sur terre
Le Barreau du Québec convie 750 personnes à réfléchir à l’effritement de la confiance du public. La conférence de clôture de la première journée sera livrée par un astronaute. Le programme n’est pas vide — le juge en chef de la Cour suprême, Protect Democracy, David Frum, le débat des partis. Mais l’autorégulation de la profession n’apparaît nulle part à l’horaire.
La quête de sens face au crime : de l’émotion populaire vers une justice réparatrice
Sous chaque fait divers, les mêmes commentaires reviennent : la colère, l’appel au châtiment, l’hostilité envers l’avocat de la défense. Ces réactions sont humaines et documentées — la psychologie leur donne des noms. Mais les données criminologiques, elles, disent autre chose : on ne guérit pas la violence par la vengeance.
Des avocats en droit de la famille demandent à Québec de freiner l’IA juridique
Trois lettres ont été envoyées à l’Office des professions du Québec pour contester le projet pilote qui permettrait à des entités d’intelligence artificielle d’offrir des avis juridiques. Pour les avocats en droit de la famille, le problème n’est pas le prix : c’est qu’un logiciel ne peut pas lire le non-verbal d’une victime de violence conjugale ni saisir l’intérêt de l’enfant.
Une opération de rattrapage au Barreau du Québec
Ne vous faites pas d’idées. Le Barreau du Québec n’autorise pas l’intelligence artificielle parce qu’il a soudainement du cœur pour les justiciables non représentés. Il le fait parce qu’il n’a plus le choix. Il s’est accroché à son monopole dans une époque où il était écrit dans le ciel qu’il ne pourrait pas le garder, et il se retrouve aujourd’hui à autoriser en catastrophe, dans le désaccord de ses propres membres, ce qu’il combattait il y a quelques mois.
L’avocat du futur
Le stagiaire du vendredi soir devant sa pile de boîtes, un surligneur à la main : cette scène est en train de disparaître, parce que la pile se lit maintenant en quatre minutes. La vraie question devient donc : qu’est-ce qui reste quand on enlève tout ce qui peut être fait vite ? Ce que le client achète aujourd’hui, ce n’est plus de l’information — c’est quelqu’un qui accepte d’être responsable. Le métier ne va pas mourir. Il va devenir plus difficile à faire semblant.
On n’a jamais accusé un aveugle de tricher parce que son chien voyait à sa place
EnDroit.ca a été bâti sur une conviction : aucun citoyen vulnérable ou neurodivergent ne devrait avoir à affronter le système seul, sans même savoir quels recours existent. Il y a eu un temps où laisser entrer un chien dans un restaurant scandalisait. Un temps où la calculatrice était interdite à l’école, parce qu’elle allait rendre les élèves paresseux. Maintenant, c’est l’intelligence artificielle qui dérange — et ce sont exactement les mêmes arguments qui reviennent.
Une discussion avec des sourds
Quatre heures vingt de questions le 11 août, aucune annonce. Dix jours plus tard, des caméras corporelles et un règlement contre les insultes aux policiers. Entre les deux, la seule mesure qui aurait changé quelque chose — un moratoire sur les interpellations — a été écartée d’un « non ». Alain Babineau, ancien sergent d’état-major de la GRC, explique pourquoi la Nouvelle-Écosse a réglé en six mois ce que Montréal reporte depuis quinze ans.
Par transparence : entrevue avec Maxime Gagné, fondateur d’EnDroit.ca
J’ai reçu une demande d’entrevue d’un média de vérification factuelle. Je publie l’échange au complet. Sans coupure, sans modification, sans retouche. Vous y trouverez mes réponses sur la DPJ, sur l’accès à la justice, sur notre mission, sur mon parcours, sur ma condition et sur notre utilisation de l’intelligence artificielle. Je n’ai rien à cacher. Vous m’avez donné votre confiance. Vous avez le droit de voir à qui vous l’avez donnée.










