Vous avez un problème. Vous cliquez sur votre situation. Vous obtenez tous vos recours, du premier au dernier. Chacun de ces recours existe déjà, expliqué quelque part sur le site de l’organisme qui l’administre — mais éparpillé sur des dizaines de sites gouvernementaux. Notre nouvelle page part de la situation du citoyen plutôt que de l’institution, et va jusqu’au bout du parcours : quand une porte se referme, elle indique la suivante.
Le ruban DPJ devient une vague : des milliers de visages, et maintenant une vidéo
Hier, ils étaient des dizaines. Aujourd’hui, des milliers de Québécoises et de Québécois ont remplacé leur photo de profil par un portrait où un ruban leur barre la bouche, avec trois lettres : DPJ. Et le mouvement a débordé du cercle attendu — il y a des grands-parents, des proches, des gens qui n’ont jamais eu affaire à la protection de la jeunesse. Quelqu’un a rassemblé ces visages dans une vidéo de près de cinq minutes.
Dérive au palais de justice de Joliette : le silence de Simon Jolin-Barrette
Sept demandes au greffe civil, six courriels, deux appels, plus de 320 $ — et toujours pas de dossier. Quand il obtient enfin un rendez-vous pour le consulter sur place, il découvre 285 pages manquantes, des pages centrales retirées d’un second document et des documents entiers disparus. Il photographie le tout devant témoin. Le DPCP reconnaît par écrit que des acteurs judiciaires du district sont visés et transfère le dossier hors de Joliette. Puis la police ne peut pas enquêter, le DPCP ne peut pas accuser, et le ministre de la Justice ne répond pas.
Parlez-en à votre député : il a été élu pour vous aider
On pense au député quand il y a une élection, ou quand on est en colère. Rarement quand un ministère ne répond pas depuis huit mois. Pourtant, l’Assemblée nationale le dit en toutes lettres : le député exerce un rôle d’intermédiaire entre ses électeurs et l’Administration. Son bureau de circonscription est financé par des fonds publics, le personnel est payé pour vous répondre, et vous n’avez aucune condition à remplir.
Un ruban « DPJ » sur la bouche : la tendance qui se répand au Québec
Une tendance circule depuis quelques jours sur Facebook et TikTok au Québec. Des parents remplacent leur photo de profil par un portrait où un ruban blanc leur barre la bouche, avec trois lettres écrites à la main : DPJ. Personne ne colle de vrai ruban — une consigne circule d’un compte à l’autre et ChatGPT génère l’image. Cinq ans après la Commission Laurent, moins de la moitié des 65 recommandations ont été réalisées.
La Cour suprême invalide une clause qui fermait la porte aux tribunaux
Le Parlement peut-il écrire dans une loi qu’une décision d’un organisme public ne pourra pas être examinée par un tribunal ? Le 30 juillet 2026, dans Démocratie en surveillance c. Canada, la Cour suprême répond non, à l’unanimité. L’article 66 de la Loi sur les conflits d’intérêts est déclaré inopérant : il excluait le contrôle judiciaire pour erreur de droit, pour conclusion de fait erronée — et même pour illégalité. La Cour tranche enfin une question laissée ouverte depuis 1981.
Douze institutions, douze bonnes raisons, aucune issue
Des milliers de citoyens nous écrivent la même phrase : j’ai tout essayé, j’ai appelé partout, personne ne peut m’aider. Nous avons remonté le circuit, institution par institution, avec leurs propres chiffres. Chacune a un mandat clair et de bonnes raisons de refuser. Chacune, prise séparément, a raison. Mais le dernier recours renvoie au premier guichet.
Discriminés par d’autres avocats : deux sur trois se sont tus
Le Barreau du Québec a sondé ses membres issus de la diversité ethnoculturelle. Sur 389 répondants, 248 disent avoir vécu au moins un incident de discrimination de la part d’avocats. Deux sur trois n’y ont donné aucune suite — le plus souvent parce qu’ils doutaient qu’une intervention change quoi que ce soit. Et parmi ceux qui ont réagi, 70 % sont insatisfaits des suites.
Le prix d’une plainte au Barreau du Québec
On répète que porter plainte est un droit. Peggy Roy a exercé ce droit contre l’avocat de la partie adverse. Moins de deux semaines plus tard, sa propre avocate se retirait de son dossier de divorce. Quelques mois plus tard, elle recevait une mise en demeure. Deuxième chronique de la série Regards sur la confiance.
EnDroit.ca accueille Lise Bilodeau, fondatrice de l’ANCQ
Vingt-cinq ans à défendre les familles séparées, un organisme de près de 3 500 membres fondé de ses mains, des mémoires portés jusqu’à Ottawa. Lise Bilodeau, présidente-fondatrice de l’ANCQ, se joint à EnDroit.ca comme collaboratrice.










