Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Éric-Pierre Champagne, a partagé notre article sur la demande de la FPJQ visant à modifier la Loi sur le Barreau, en le qualifiant d’« excellent résumé ». Un geste que nous recevons avec reconnaissance, et qui rappelle une cause que nous partageons : un accès réel à l’information publique.
Un partage qui nous honore
Le 7 octobre, nous avons publié un article sur la demande de la FPJQ au nouveau gouvernement : modifier la Loi sur le Barreau dans les 100 jours suivant l’élection, afin que les journalistes puissent contester un refus d’accès à l’information devant la Commission d’accès à l’information sans devoir être représentés par un avocat.
Quelques jours plus tard, Éric-Pierre Champagne, journaliste et président de la FPJQ, a partagé cet article sur LinkedIn avec ce commentaire :
« Le site EnDroit.ca propose un excellent résumé de notre demande pour modifier la Loi sur le Barreau, afin d’éliminer un obstacle pour l’accès à l’information. »
— Éric-Pierre Champagne, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec
Nous recevons ce partage pour ce qu’il est : la reconnaissance d’un texte jugé juste et utile par ceux qui portent cette demande. Nous l’accueillons avec gratitude.
Ce que demande la FPJQ
L’enjeu est précis. L’article 128 de la Loi sur le Barreau réserve en principe aux avocats le droit de plaider ou d’agir pour autrui devant un tribunal. Des exceptions existent déjà, notamment devant le Tribunal administratif du travail et le Tribunal administratif du logement, mais la Commission d’accès à l’information n’y figure pas expressément.
Un citoyen qui agit pour lui-même n’a généralement pas besoin d’avocat devant la Commission. Le problème apparaît lorsqu’un organisme public soutient qu’un journaliste salarié agit en réalité pour son employeur. Cet argument a été rejeté par la Cour du Québec en 2013, dans l’affaire Hydro-Québec c. Leclerc, puis de nouveau par la Commission en 2025. Le débat est aujourd’hui devant la Cour supérieure, et des demandes de journalistes visant plusieurs ministères et organismes ont été suspendues en attendant la décision.
Le Barreau du Québec lui-même a proposé, en décembre 2025, une modification permettant aux entreprises de presse de se présenter devant la Commission sans avocat. La FPJQ demande maintenant au nouveau gouvernement d’agir dans ses 100 premiers jours. La modification est modeste, mais elle pourrait mettre fin à un long litige et clarifier les règles pour l’ensemble des journalistes.
Notre article complet présente la chronologie, les décisions et les positions de chacun : Accès à l’information : la FPJQ donne 100 jours au nouveau gouvernement pour modifier la Loi sur le Barreau.
Une cause que nous partageons
L’accès à l’information n’est pas l’affaire des seuls journalistes. Nos lecteurs sont souvent des citoyens qui se représentent seuls, qui demandent des documents à des organismes publics et qui se heurtent aux mêmes délais, aux mêmes refus et aux mêmes caviardages. Nos propres dossiers d’enquête s’appuient régulièrement sur des documents obtenus de cette façon.
Lorsqu’un obstacle à la transparence est levé pour les journalistes, c’est l’ensemble du public qui en profite. C’est pourquoi cette demande nous concerne, et pourquoi nous avons tenu à l’expliquer clairement.
Notre place, en toute humilité
EnDroit.ca n’est pas membre de la FPJQ et ne prétend pas l’être. La Fédération encadre la pratique professionnelle du journalisme selon des critères qui ont leur raison d’être, surtout à une époque où les sources d’information se multiplient.
Notre plateforme est d’une autre nature. Elle réunit des dizaines de collaborateurs : des journalistes, mais surtout des avocats, des chercheurs, des professeurs, des bacheliers et des étudiants en droit, des anciens policiers, des experts et plusieurs autres voix d’autorité dans leur domaine, aux côtés de citoyens qui documentent leurs démarches. Nous publions avec des sources, nous offrons un droit de réplique aux personnes et aux institutions visées, et nous corrigeons nos erreurs lorsqu’elles nous sont signalées.
Des chemins différents, une même cause : que l’information publique soit réellement accessible.
Nous croyons avoir une place, modeste, à côté de ceux qui défendent ce principe depuis longtemps : expliquer, vulgariser et relayer ce qui concerne directement les citoyens. Nous remercions Éric-Pierre Champagne pour ce partage, et nous suivrons avec attention la réponse du gouvernement au cours des 100 prochains jours.
Précision. EnDroit.ca est une plateforme citoyenne indépendante. Elle n’est pas membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et n’est affiliée à aucun organisme officiel. Le partage cité dans cet article a été publié par Éric-Pierre Champagne sur son compte LinkedIn; il ne constitue pas un appui de la FPJQ à EnDroit.ca. Le délai de 100 jours est une demande de la FPJQ et non un engagement confirmé du gouvernement. Toute précision peut être transmise à endroit.ca@outlook.com.
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