Quelques jours après la clôture du premier Sommet québécois pour l’état de droit, la déclaration qui en est issue continue d’évoluer. Le 10 septembre, nous constations que le document ne comportait aucune signature, aucun responsable désigné, aucun échéancier et aucun mécanisme de suivi, alors qu’il employait les expressions « nous déclarons » et « nous nous engageons ». Le 11 septembre, le Barreau a ouvert la signature aux citoyens et aux organisations, et publie désormais la liste de ceux qui l’endossent. Notre premier article posait une question simple : qui s’engage? La prochaine sera : qui agira, comment et dans quels délais?
Étiquette : Sommet québécois pour l’État de droit
Pascal Paradis veut placer la justice au cœur de la campagne
À la sortie du Sommet québécois pour l’État de droit, Pascal Paradis a présenté les principales priorités du Parti québécois en matière de justice : augmenter le nombre de procureurs pour accélérer les dossiers des victimes d’actes criminels, renforcer la protection des consommateurs contre la fraude et le hameçonnage, réussir le virage numérique de tribunaux qui reposent encore sur le papier, et encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle. « Il faut s’assurer qu’à la fin, ce soient des êtres humains qui rendent les décisions », a déclaré le député de Jean-Talon. Les modalités, les échéanciers et les investissements restent à préciser.
Sommet sur l’État de droit : 55 minutes de politique, aucun chef de parti
Présenté comme un rendez-vous historique, le premier Sommet québécois pour l’État de droit avait été placé au cœur de la campagne électorale, à 26 jours du scrutin. Le dernier bloc de la programmation s’intitulait « À l’approche des élections : le débat des partis ». Aucun chef ne s’est présenté. Quatre porte-parole en matière de justice ont débattu — Pascal Paradis, André A. Morin, Guillaume Cliche-Rivard et Simon Jolin-Barrette — avec deux minutes par réponse, dans une plage horaire de 55 minutes au maximum. Le Parti conservateur du Québec, invité, n’a envoyé personne.
Sommet sur l’état de droit : une réussite institutionnelle restée en marge de la campagne
Il faut reconnaître ce que le Sommet québécois pour l’état de droit a réussi. Une programmation substantielle, des intervenants crédibles, le juge en chef du Canada à l’ouverture, un débat entre les porte-parole des partis à 26 jours du scrutin. Mais le moment choisi n’était pas accidentel : le Barreau voulait faire parler de justice pendant que les partis parlent de santé, d’éducation et d’économie. À ce test précis, le rendez-vous est manqué. Le Sommet a créé un dialogue entre institutions. Il n’a pas réussi à transformer ce dialogue en conversation populaire.
Déclaration québécoise pour l’état de droit : douze engagements
Le Sommet québécois pour l’état de droit s’est terminé le 9 septembre au Palais des congrès de Montréal. Son résultat écrit tient sur une page : une Déclaration québécoise pour l’état de droit contenant douze engagements. Le texte appelle à protéger les institutions démocratiques, à renforcer la confiance du public par l’ouverture et la transparence, à contrer la désinformation et à rendre la justice plus accessible. Mais le document ne comporte aucune signature, aucun responsable désigné, aucun échéancier et aucun mécanisme de suivi. Une déclaration qui dit « nous nous engageons » sans nommer ce « nous » laisse une question ouverte : qui devra répondre de ces engagements?
Sommet québécois pour l’état de droit : les développements en direct
Le Sommet québécois pour l’état de droit s’est ouvert ce mardi matin au Palais des congrès de Montréal. Pendant deux jours, des acteurs des milieux juridique, médiatique, politique et économique doivent se succéder afin de réfléchir à l’état de droit, à la solidité des institutions démocratiques et aux risques qui peuvent les fragiliser. Le bâtonnier Marcel-Olivier Nadeau et le juge en chef du Canada Richard Wagner ont donné le coup d’envoi devant une salle loin d’être comble, le juge en chef disant souhaiter voir les syndicats et les gens d’affaires se mobiliser pour défendre l’indépendance judiciaire. EnDroit suivra les principaux développements au fil de ces deux journées.
Sommet sur l’état de droit : on lui souhaite salle comble
Un événement présenté comme historique, une programmation réunissant Paul Arcand, Chantal Hébert, David Frum, Chris Hadfield et le juge en chef du Canada, et 11 heures de formation continue reconnues pour plus de 31 500 avocates et avocats. À la veille de l’ouverture, on aurait pu s’attendre à lire que le Sommet québécois pour l’état de droit affichait complet. Le dernier message du Barreau du Québec invitait plutôt les intéressés à se procurer leurs billets. Nous espérons sincèrement que la salle sera pleine.
Un avocat d’Obama au Sommet du Barreau du Québec
Ian Bassin, ancien conseiller juridique de la Maison-Blanche sous Obama, sera au premier Sommet québécois pour l’État de droit. Depuis février, le Barreau a annoncé des dizaines de millions en accès à la justice, dans le cadre d’une entente de 80 M$. L’argent est réel. Mais rien de tout cela ne touche au guichet des plaintes.







