À la sortie du Sommet québécois pour l’État de droit, Pascal Paradis a présenté les principales priorités du Parti québécois en matière de justice : augmenter le nombre de procureurs, renforcer la protection des consommateurs, réussir le virage numérique des tribunaux et encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Dans une vidéo enregistrée sur la route vers Québec après le débat politique organisé par le Barreau du Québec, le député de Jean-Talon a d’abord insisté sur la place que devrait occuper la justice dans la campagne électorale.
C’est important que ce soit un thème de la campagne électorale parce que l’état de droit, la justice, c’est le socle sur lequel repose l’ensemble des services publics.
Pascal Paradis venait de participer, au nom du Parti québécois, au débat réunissant les porte-parole en matière de justice de quatre formations politiques dans le cadre du premier Sommet québécois pour l’État de droit.
Plus de procureurs pour accélérer les dossiers
La première priorité présentée par le député concerne la justice criminelle.
Le Parti québécois souhaite augmenter le nombre de procureurs afin que les victimes d’actes criminels puissent accéder plus rapidement et plus efficacement au système de justice.
Pascal Paradis n’a pas précisé, dans cette intervention, combien de procureurs supplémentaires seraient embauchés ni l’investissement nécessaire pour réaliser cet engagement.
Une meilleure protection contre les fraudes
Le député a également placé la protection des consommateurs parmi les priorités de son parti.
Il a notamment évoqué les personnes aînées victimes de fraude ainsi que les jeunes ciblés par des tentatives de hameçonnage sur leurs téléphones et leurs tablettes.
Selon lui, les citoyens expriment une inquiétude grandissante devant ces pratiques et rencontrent des difficultés lorsqu’ils cherchent à obtenir réparation ou à faire respecter leurs droits.
« On a entendu les gens nous dire que ça les préoccupe, que c’est difficile d’avoir accès à la justice et nous, c’est là-dessus qu’on veut travailler », a-t-il expliqué.
Réussir le virage numérique de la justice
Pascal Paradis a aussi insisté sur la nécessité de moderniser le fonctionnement des tribunaux québécois.
Il a décrit un système qui repose encore largement sur des documents papier, une situation qui contribuerait aux délais rencontrés par les citoyens.
Le député a fait référence aux comparaisons entendues durant le débat avec des « hangars à papier ». Il estime que le Québec doit réussir son virage numérique tout en tirant les leçons des projets technologiques gouvernementaux qui ont connu des difficultés au cours des dernières années.
Cette déclaration survient alors que Lexius, le vaste projet de transformation numérique du système judiciaire québécois, doit être implanté progressivement dans les différentes matières judiciaires.
L’intelligence artificielle pour faciliter l’accès à la justice
L’intelligence artificielle constitue le quatrième axe présenté par Pascal Paradis.
Le député considère que cette technologie pourrait permettre d’améliorer l’efficacité du système et de faciliter l’accès des citoyens à la justice, à condition qu’elle soit utilisée de manière responsable.
Il reconnaît toutefois que son intégration comporte des risques et qu’un encadrement sera nécessaire.
Il faut s’assurer qu’à la fin, ce soient des êtres humains qui rendent les décisions puis qu’ils soient responsables de ce qui se passe avec les droits des gens qui font appel au système de justice.
Cette position rejoint l’un des douze engagements contenus dans la Déclaration québécoise pour l’État de droit adoptée à la fin du Sommet, soit celui d’assurer une utilisation éthique et responsable de l’intelligence artificielle et des avancées technologiques.
Quatre orientations à préciser
L’intervention de Pascal Paradis permet de dégager quatre orientations que le Parti québécois entend défendre pendant la campagne : les ressources en justice criminelle, la protection des consommateurs, la transformation numérique des tribunaux et l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle.
Les modalités précises, les échéanciers et les investissements associés à ces propositions devront maintenant être détaillés dans les engagements électoraux du parti.
Note éditoriale. Les propos rapportés dans ce texte proviennent d’une déclaration vidéo diffusée publiquement par Pascal Paradis après le débat des partis tenu au Sommet québécois pour l’État de droit. Il s’agit d’orientations annoncées par un candidat en campagne électorale et non d’engagements chiffrés ni de mesures adoptées.
Droit de réplique. Pascal Paradis, le Parti québécois, le Barreau du Québec et toute personne ou organisation nommée dans ce texte peuvent nous écrire à endroit.ca@outlook.com. Nous publierons intégralement toute réponse reçue.
Sources
Déclaration vidéo de Pascal Paradis à la sortie du Sommet québécois pour l’État de droit, diffusée sur sa page publique · Barreau du Québec, programmation officielle du Sommet québécois pour l’État de droit et Déclaration québécoise pour l’État de droit, 9 septembre 2026.
En savoir plus sur EnDroit.ca
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

