Au bas de chaque procédure déposée au palais de justice, un seul nom est imprimé : celui de l’avocat. Pourtant, derrière ce nom, il y a une personne — et souvent plusieurs — qui a tenu le dossier à bout de bras. Sept mille parajuristes, dont 88 % de femmes, font tourner la machine judiciaire québécoise. Cette enquête expose un métier sous-estimé, sous-payé, sous-reconnu — et indispensable.
Justice-quebec.ca de retour en ligne
Après plusieurs jours de suspension liée à des pressions institutionnelles documentées, EnDroit.ca est de nouveau accessible à son adresse habituelle. Nous tenons à informer notre communauté de ce qui s’est passé, de ce qui change désormais, et de la manière dont notre plateforme se renforce — avec trois plateformes parallèles — pour qu’un tel incident ne se reproduise plus jamais.
L’Omerta sous scellés : Le Fonds d’assurance du Barreau fait condamner un père autiste pour outrage au tribunal
Le juge Shaun E. Finn de la Cour supérieure du Québec a rendu son jugement le 6 mai 2026 : un père de famille autiste qui s’autoreprésente est déclaré coupable d’outrage au tribunal pour avoir transmis aux journalistes une poursuite civile qu’il avait lui-même intentée contre des avocats. La poursuite avait été placée sous scellés à la demande du Fonds d’assurance du Barreau. Anatomie d’un système qui protège les forts et broie les vulnérables.
Justice-Quebec.ca ajoute Neuro Plus à sa page de confiance : un partenaire majeur en neurodiversité et inclusion professionnelle
EnDroit.ca est fier d’ajouter Neuro Plus à sa page de confiance et références, sous la catégorie Santé, accompagnement et intervention — Organismes et OBNL. Cofondé en 2021 par trois entrepreneurs issus des technologies, de l’intégration à l’emploi et de la recherche scientifique, Neuro Plus accompagne les personnes neurodivergentes vers l’emploi et soutient les entreprises dans la mise en place de milieux de travail véritablement inclusifs.
Sunk cost fallacy : « on aurait donc dû »
En économie comportementale, on l’appelle le piège des coûts irrécupérables — le sunk cost fallacy. En français courant : « j’ai trop investi pour abandonner maintenant ». C’est l’un des mécanismes psychologiques et juridiques les mieux documentés du monde des entreprises. Et l’un des plus universellement ignorés par celles qui y tombent. Anatomie d’un piège qui se termine presque toujours par la même phrase : « on aurait donc dû ».
Autisme, TDAH et SGT devant le tribunal : sept patterns que la cour ne comprend pas
Le TDAH, l’autisme et le syndrome Gilles de la Tourette partagent un point commun rarement nommé : un cerveau qui fonctionne autrement, qui voit les structures avant les autres, qui anticipe, qui réagit. C’est une force. Mais devant un juge, cette même force devient un piège — parce que la salle d’audience n’a pas été conçue pour les cerveaux qui pensent vite, ni pour les corps qui bougent autrement. Sept patterns, sept pièges, et le droit qui devrait y répondre.
Pornographie juvénile et peines minimales : la Cour d’appel élargit Senneville et renvoie une mère à la maison plutôt qu’en prison
En quelques mois, presque toute l’architecture des peines minimales obligatoires en matière de pornographie juvénile au Canada vient de tomber. Le 29 avril 2026, la Cour d’appel du Québec rend l’arrêt R. c. Gagnon, élargit Senneville aux infractions de production et distribution, et substitue à des peines d’emprisonnement discontinues — par ailleurs illégales — un emprisonnement avec sursis purgé au domicile de la délinquante.
Glisser sur la rampe en revenant du piquetage : accident du travail ou pas ? Le TAT tranche
Une éducatrice spécialisée glisse sur la rampe d’accès de son employeur, juste après avoir terminé deux heures de piquetage. Accident du travail, ou simple conséquence de ses activités syndicales ? Dans une décision rendue le 8 avril 2026, le Tribunal administratif du travail vient de trancher — et le passage le plus instructif n’est pas le résultat, mais la manière dont la juge recadre la stratégie de l’employeur : un « faux débat ».
Protecteur du citoyen, un rôle symbolique ?
Le Protecteur du citoyen affirme que ses recommandations sont acceptées dans plus de 98 % des cas. C’est l’argument vedette de l’institution. Mais que se passe-t-il réellement lorsqu’un citoyen québécois lui demande d’intervenir ? EnDroit.ca a documenté pendant trois ans les démarches concrètes auprès de cette institution. Le constat est troublant : derrière le discours rassurant de l’ombudsman du Québec, le citoyen se heurte à un mur de refus, de renvois et d’« hors compétence ».
« Quand le chat n’est pas là, les administrateurs dansent » : l’actionnaire québécois, levier inattendu de protection animale
On associe rarement le droit des sociétés à la protection animale. Pourtant, les choix d’une entreprise peuvent avoir des conséquences directes sur les êtres animaux. Modestie Hauchecorne — recherchiste à l’Université Laval, candidate au Barreau 2027 et auteure d’un essai rédigé dans le cadre de sa maîtrise — explore l’action dérivée prévue à l’article 445 de la Loi sur les sociétés par actions du Québec, et propose une voie inédite.










