Pourquoi certains crimes sont culturalisés et d’autres individualisés ? Notre collaborateur Alain Babineau, juriste diplômé de McGill et ex-sous-officier d’état-major de la GRC, examine le déséquilibre du récit médiatique et judiciaire au Québec — entre crimes contre les enfants, gangs racialisés et groupes de motards criminalisés.
Spina bifida, fauteuil roulant et portes trop lourdes : le TAT donne raison à une infirmière du CISSS Chaudière-Appalaches
Elle a demandé. Elle a redemandé. Elle a déménagé dans un local qui n’était pas adapté à son fauteuil roulant, et son employeur — le réseau public de la santé — n’a rien fait. Quand son corps a fini par lâcher, la CNESST a refusé sa réclamation. Le Tribunal administratif du travail vient de dire qu’elle avait raison depuis le début (Lauzier, 2026 QCTAT 1665).
Le Protecteur du citoyen répond à Justice-Quebec.ca
Le 30 avril 2026, EnDroit.ca a transmis au Bureau du Protecteur du citoyen six questions précises portant sur le décalage entre la communication officielle de l’institution et sa capacité réelle d’intervention. Quelques jours plus tard, l’institution nous a fait parvenir une réponse formelle, sérieuse et détaillée. Voici la réponse intégrale, accompagnée de notre analyse point par point — dans un esprit de dialogue institutionnel.
Parajuristes au Québec : ces 7 000 expert(e)s qui font tenir la justice debout
Au bas de chaque procédure déposée au palais de justice, un seul nom est imprimé : celui de l’avocat. Pourtant, derrière ce nom, il y a une personne — et souvent plusieurs — qui a tenu le dossier à bout de bras. Sept mille parajuristes, dont 88 % de femmes, font tourner la machine judiciaire québécoise. Cette enquête expose un métier sous-estimé, sous-payé, sous-reconnu — et indispensable.
Justice-quebec.ca de retour en ligne
Après plusieurs jours de suspension liée à des pressions institutionnelles documentées, EnDroit.ca est de nouveau accessible à son adresse habituelle. Nous tenons à informer notre communauté de ce qui s’est passé, de ce qui change désormais, et de la manière dont notre plateforme se renforce — avec trois plateformes parallèles — pour qu’un tel incident ne se reproduise plus jamais.
L’Omerta sous scellés : Le Fonds d’assurance du Barreau fait condamner un père autiste pour outrage au tribunal
Le juge Shaun E. Finn de la Cour supérieure du Québec a rendu son jugement le 6 mai 2026 : un père de famille autiste qui s’autoreprésente est déclaré coupable d’outrage au tribunal pour avoir transmis aux journalistes une poursuite civile qu’il avait lui-même intentée contre des avocats. La poursuite avait été placée sous scellés à la demande du Fonds d’assurance du Barreau. Anatomie d’un système qui protège les forts et broie les vulnérables.
Justice-Quebec.ca ajoute Neuro Plus à sa page de confiance : un partenaire majeur en neurodiversité et inclusion professionnelle
EnDroit.ca est fier d’ajouter Neuro Plus à sa page de confiance et références, sous la catégorie Santé, accompagnement et intervention — Organismes et OBNL. Cofondé en 2021 par trois entrepreneurs issus des technologies, de l’intégration à l’emploi et de la recherche scientifique, Neuro Plus accompagne les personnes neurodivergentes vers l’emploi et soutient les entreprises dans la mise en place de milieux de travail véritablement inclusifs.
Sunk cost fallacy : « on aurait donc dû »
En économie comportementale, on l’appelle le piège des coûts irrécupérables — le sunk cost fallacy. En français courant : « j’ai trop investi pour abandonner maintenant ». C’est l’un des mécanismes psychologiques et juridiques les mieux documentés du monde des entreprises. Et l’un des plus universellement ignorés par celles qui y tombent. Anatomie d’un piège qui se termine presque toujours par la même phrase : « on aurait donc dû ».
Autisme, TDAH et SGT devant le tribunal : sept patterns que la cour ne comprend pas
Le TDAH, l’autisme et le syndrome Gilles de la Tourette partagent un point commun rarement nommé : un cerveau qui fonctionne autrement, qui voit les structures avant les autres, qui anticipe, qui réagit. C’est une force. Mais devant un juge, cette même force devient un piège — parce que la salle d’audience n’a pas été conçue pour les cerveaux qui pensent vite, ni pour les corps qui bougent autrement. Sept patterns, sept pièges, et le droit qui devrait y répondre.
Pornographie juvénile et peines minimales : la Cour d’appel élargit Senneville et renvoie une mère à la maison plutôt qu’en prison
En quelques mois, presque toute l’architecture des peines minimales obligatoires en matière de pornographie juvénile au Canada vient de tomber. Le 29 avril 2026, la Cour d’appel du Québec rend l’arrêt R. c. Gagnon, élargit Senneville aux infractions de production et distribution, et substitue à des peines d’emprisonnement discontinues — par ailleurs illégales — un emprisonnement avec sursis purgé au domicile de la délinquante.










