La Cour suprême du Canada a rendu le 24 avril 2026 un arrêt unanime important : dans les affaires d’agression sexuelle, une plaignante qui se trompe de bonne foi sur l’heure précise des faits ne permet pas à l’accusé d’échapper à la condamnation par un alibi de quelques heures. Une décision qui reconnaît la réalité humaine du traumatisme.
Une juriste en formation rejoint Justice-Quebec.ca : bienvenue à Modestie Hauchecorne
EnDroit.ca est heureux d’annoncer une collaboration avec Modestie Hauchecorne — juriste en formation à l’Université Laval, candidate au Barreau du Québec 2027, et autrice de la toute première maîtrise avec mémoire en droit animalier de la faculté. Une voix de la relève qui apporte la profondeur de la recherche académique combinée à un engagement de terrain véritable.
Violences conjugales, culture et identité
Une femme arrive en consultation. Elle parle peu français. Elle baisse les yeux quand on lui parle de son mari. Elle dit que « chez elle, c’est comme ça ». Hanna Bécache — intervenante psychosociale Paris × Montréal — propose une réflexion essentielle sur l’accompagnement des femmes victimes dans les contextes migratoires. Et un outil concret : une simple question qui recentre tout sur la femme elle-même.
Un poids, deux mesures
On se souvient de la femme de Trois-Rivières qui diffusait en direct des insultes racistes. On se souvient du jeune homme qui a insulté violemment une policière du SPVM. Deux comportements répréhensibles. Deux réactions collectives radicalement différentes. Alain Babineau — juriste de McGill, ex-sous-officier de la GRC, personne racisée — examine ce que ce double standard révèle.
Vaut-il encore la peine d’étudier le droit au Québec en 2026 ? Débouchés et réalité du marché
Chaque automne, des milliers d’étudiants québécois s’inscrivent en droit avec une image en tête : la toge, le plaidoyer décisif. Chaque printemps, des milliers de diplômés découvrent que le marché est plus nuancé que ce qu’ils avaient imaginé. 62 % des employeurs recrutent activement, mais 25 % des jeunes avocats songent à partir. Voici ce que les chiffres de 2026 racontent vraiment.
« La meilleure place pour cacher un cadavre, c’est la deuxième page de Google. »
La deuxième page de Google reste un cimetière où personne ne va regarder. 68,7 % des clics se concentrent sur les trois premiers résultats. Ce qui a changé en 2024, c’est qu’il est devenu beaucoup plus difficile d’y envoyer un cadavre sur commande. Trois mises à jour de Google et l’arrivée des IA génératives ont neutralisé les deux grands alliés des enfouisseurs : le temps et le portefeuille.
Justice-Quebec.ca ouvre deux nouvelles sections pour répondre aux besoins de sa clientèle
EnDroit.ca franchit une nouvelle étape. Deux sections voient le jour : Les bons coups du mois, qui souligne les gestes posés par ceux qui font une différence, et la Page de confiance et références, qui oriente nos lecteurs vers des acteurs de confiance. L’une souligne, l’autre oriente.
Profilage racial et Sûreté du Québec : pourquoi l’action collective de la Ligue des Noirs a été rejetée
Le 6 avril 2026, la juge Catherine Piché refuse d’autoriser l’action collective de la Ligue des Noirs du Québec contre la Sûreté du Québec pour profilage racial. Le rejet ne dit pas que le problème n’existe pas — il dit que la demande, telle que rédigée, ne satisfaisait pas aux conditions minimales, et que le représentant désigné n’avait peut-être même pas de réclamation valable.
Insulter un policier : ce que dit vraiment le droit — par Alain Babineau
La motion de la CAQ et du PQ réclame une loi provinciale contre les insultes aux policiers. Notre collaborateur Alain Babineau — juriste de McGill, ex-sous-officier de la GRC — passe au crible quinze ans de jurisprudence municipale. Le constat : des droits constitutionnels qui dépendent du code postal.
Condamnée à 25 000 $ : une avocate du Barreau du Québec vend son entreprise, garde la marque pour elle — et ne le dit pas à l’acheteur.
Marie-Lou Lafrance est membre du Barreau depuis 2002. Quand elle vend les actions de son entreprise à Gilles Lavoie en mars 2018, elle omet de mentionner que la marque de commerce Sabine et Gaspard, enregistrée à son nom personnel, ne fait pas partie de la transaction. Le juge Soucy la condamne à 25 000 $ en dommages punitifs.










