Deux adolescents sont décédés par suicide à quelques mois d’intervalle au centre jeunesse d’Huberdeau en 2014. Dans le dossier de Mathias Boivin, le coroner a relevé une surveillance réduite, une communication déficiente et de longs délais d’accès aux soins.
Cette fiche reprend les éléments rendus publics par l’Agence QMI à partir d’un rapport de coroner. Elle nomme Mathias Boivin parce que la source publique le fait, mais n’identifie pas l’autre adolescent.
Les gestes de détresse sont mentionnés uniquement lorsqu’ils sont nécessaires pour comprendre l’intensité des signes observés et l’enjeu de la surveillance.
Quelques mois d’intervalle dans le même centre
En mars 2014, un adolescent de 15 ans se suicide au centre jeunesse d’Huberdeau. En août de la même année, Mathias Boivin, 16 ans, décède à son tour.
La répétition en peu de temps a mené l’avocat Jean-Pierre Ménard à demander une enquête publique. Le rapport médiatisé concernait le parcours de Mathias et ne suffit pas à conclure que les deux décès avaient les mêmes causes.
Des comportements de détresse très préoccupants
Mathias avait été admis au centre en 2011. La source rapporte des problèmes de comportement de nature sexuelle, un encadrement par l’Institut Philippe-Pinel et un suivi psychiatrique.
Le rapport mentionne des gestes de strangulation et l’ingestion d’objets. Il aurait été conduit sept fois à l’hôpital de Saint-Jérôme au cours du mois précédant sa mort. Ces signes rendaient la communication entre les équipes et le maintien d’une surveillance cohérente essentiels.
Une diminution dans les semaines précédant le décès
Quelques semaines avant le décès, la surveillance auprès de l’adolescent aurait diminué. Le rapport relève alors un manque de communication entre l’équipe soignante et les éducateurs.
Dans un centre de réadaptation, l’évaluation du risque doit être traduite en consignes compréhensibles, partagées et actualisées. Un changement de niveau de surveillance doit reposer sur une évaluation documentée et être connu de toutes les personnes qui prennent le relais.
Une attente moyenne de 260 jours citée
Le coroner recommande au CISSS des Laurentides de réduire les délais d’attente en santé mentale jeunesse. La couverture rapporte une attente moyenne de 260 jours pour obtenir des soins d’un pédopsychiatre.
La présidente de l’Association des psychiatres du Québec souligne également l’importance de former les intervenants de première ligne : sans repérage précoce, la référence spécialisée survient plus tard et la situation peut s’aggraver.
Les principaux repères du dossier
Ce que les documents permettent d’établir
Le rapport médiatisé ne réduit pas le décès à un seul délai d’attente. Il met en évidence l’interaction entre accès spécialisé, capacité de repérage, circulation de l’information et décisions de surveillance.
Les données sont tirées d’un article résumant un rapport de coroner. Le chiffre de 260 jours décrit l’attente moyenne citée à l’époque et ne doit pas être présenté comme un délai actuel.
Recommandations et points de suivi
Voir les mesures à suivre
Cette fiche distingue les faits établis par les documents publics, les déclarations attribuées à une source et les questions encore ouvertes. Elle sera corrigée ou enrichie si un jugement, un rapport de coroner, une réponse institutionnelle ou une nouvelle décision devient public.
La protection de l’identité des enfants et des familles prévaut sur l’ajout de détails sensationnels.

