La CDPDJ avait documenté une forte détérioration du centre de réadaptation Mont Saint-Antoine. Huit toitures, des salles de bain, du mobilier et des dispositifs contre les animaux ont été corrigés avant la fermeture de l’enquête.
Ce dossier documente aussi les correctifs. La fermeture officielle de l’enquête constitue une information essentielle : elle montre que la Commission a jugé les actions et engagements suffisants pour cesser son suivi dans ce cadre précis.
Elle ne signifie toutefois pas que les rénovations annoncées sur deux ans étaient toutes achevées le 17 juin 2025.
Une détérioration importante rendue publique en 2024
En octobre 2024, la Commission rend publiques ses conclusions sur l’état du centre Mont Saint-Antoine. Les installations sont décrites comme fortement détériorées, ce qui soulève directement le droit des jeunes d’être hébergés dans un lieu approprié à leurs besoins et respectueux de leur dignité.
L’état physique d’un centre n’est pas un enjeu décoratif. Toitures, installations sanitaires, qualité de l’air, mobilier et présence d’animaux peuvent affecter la santé, la sécurité et la capacité du lieu à remplir une mission de réadaptation.
Toitures, salles de bain, mobilier et protection des bâtiments
Au moment du suivi de juin 2025, huit toitures avaient été réparées. Des travaux avaient aussi été effectués dans les salles de bain, des grilles avaient été installées afin d’empêcher l’entrée d’animaux et du mobilier ancien avait été remplacé.
Ces interventions sont concrètes et vérifiables. Elles ne règlent pas automatiquement chaque enjeu immobilier, mais elles constituent une réponse matérielle aux constats rendus publics.
Une rénovation des huit unités annoncée sur deux ans
Le CIUSSS indique avoir demandé un budget additionnel important. Une rénovation majeure des huit unités commence en février 2025 et doit se poursuivre pendant environ deux ans.
Une unité modulaire sert de milieu temporaire pendant les travaux. Le suivi doit donc porter à la fois sur l’avancement du chantier et sur les conditions offertes aux jeunes pendant cette période de transition.
Entretien, air intérieur et santé des jeunes
La DPJ et le CIUSSS prennent des engagements formels : évaluer régulièrement l’état du bâtiment, effectuer annuellement des tests de qualité de l’air et maintenir des évaluations de santé physique et psychologique ainsi que les services requis.
Ces engagements déplacent le dossier d’une réaction ponctuelle vers une obligation de prévention. Ils donnent aussi des indicateurs précis pour une future vérification journalistique.
Une enquête close, un suivi public encore utile
Le 17 juin 2025, la Commission ferme son enquête en raison des actions entreprises, des engagements signés et du suivi annoncé par la directrice nationale de la protection de la jeunesse.
La fermeture ne doit pas être présentée comme un effacement des constats de 2024. Elle indique que le mécanisme d’enquête a obtenu des réponses jugées suffisantes, tandis que certaines réalisations demeuraient inscrites dans un calendrier futur.
Les principaux repères du dossier
Ce que les documents permettent d’établir
Mont Saint-Antoine fournit un rare point de comparaison positif : les constats ont été suivis de réparations et d’engagements formels. La prochaine question est celle de leur réalisation complète et durable.
La fermeture de l’enquête le 17 juin 2025 ne prouve pas que tous les travaux planifiés jusqu’en 2027 étaient déjà terminés. Elle repose sur les actions réalisées et les engagements acceptés par la Commission.
Recommandations et points de suivi
Voir les mesures à suivre
Cette fiche distingue les faits établis par les documents publics, les déclarations attribuées à une source et les questions encore ouvertes. Elle sera corrigée ou enrichie si un jugement, un rapport, une réponse institutionnelle ou une nouvelle décision devient public.
La protection de l’identité des enfants et des familles prévaut sur l’ajout de détails sensationnels.

