Une avocate. Plusieurs plaintes au syndic. Aucune sanction. Mais des années de défense, du temps mobilisé, et un coût silencieux que personne ne mesure. Volet 2 sur 4 de la série « Les maîtres et les médias » — sur ce que devient la peur quand elle se réalise, et sur les cinq variables qui distinguent les avocats critiques tolérés des avocats critiques examinés. Avec la réponse écrite intégrale de Me Vivan Nguyen.
Catégorie : Enquêtes
Les pionnières : avocates, TikTok et la peur du Barreau
Plusieurs avocates québécoises ont investi TikTok à partir de 2020 pour répondre à des questions juridiques que les médias traditionnels ne posaient plus. Aucune n’avait de cadre opérationnel. Toutes nomment, par écrit, la même peur. Pas du public — du Barreau. Volet 1 sur 4 de la série « Les maîtres et les médias », avec la réponse écrite intégrale de Me Sophie Mongeon, 140 000 abonnés sur TikTok.
Quand un juge siège deux fois sur le même dossier, qui vérifie ? Une avocate radiée porte la question à la Cour suprême du Canada
Le 3 mai 2026, Jacqueline Sanderson a déposé électroniquement, depuis Carignan, une demande d’autorisation d’appel à la Cour suprême du Canada. 469 pages. Sans avocat. Sans cabinet. Sans soutien institutionnel. La question qu’elle pose dépasse son propre dossier — et touche au cœur de l’impartialité judiciaire au pays. Mise à jour de la série d’enquête Sanderson-Roberge.
Le Protecteur du citoyen répond à Justice-Quebec.ca
Le 30 avril 2026, EnDroit.ca a transmis au Bureau du Protecteur du citoyen six questions précises portant sur le décalage entre la communication officielle de l’institution et sa capacité réelle d’intervention. Quelques jours plus tard, l’institution nous a fait parvenir une réponse formelle, sérieuse et détaillée. Voici la réponse intégrale, accompagnée de notre analyse point par point — dans un esprit de dialogue institutionnel.
L’Omerta sous scellés : Le Fonds d’assurance du Barreau fait condamner un père autiste pour outrage au tribunal
Le juge Shaun E. Finn de la Cour supérieure du Québec a rendu son jugement le 6 mai 2026 : un père de famille autiste qui s’autoreprésente est déclaré coupable d’outrage au tribunal pour avoir transmis aux journalistes une poursuite civile qu’il avait lui-même intentée contre des avocats. La poursuite avait été placée sous scellés à la demande du Fonds d’assurance du Barreau. Anatomie d’un système qui protège les forts et broie les vulnérables.
Protecteur du citoyen, un rôle symbolique ?
Le Protecteur du citoyen affirme que ses recommandations sont acceptées dans plus de 98 % des cas. C’est l’argument vedette de l’institution. Mais que se passe-t-il réellement lorsqu’un citoyen québécois lui demande d’intervenir ? EnDroit.ca a documenté pendant trois ans les démarches concrètes auprès de cette institution. Le constat est troublant : derrière le discours rassurant de l’ombudsman du Québec, le citoyen se heurte à un mur de refus, de renvois et d’« hors compétence ».
Quand Anne-France Goldwater parle de chevreuils, les médias accourent. Quand elle dénonce une fraude criminelle au Barreau, c’est l’omerta.
Pendant trente ans, dès que Me Anne-France Goldwater s’est exprimée — sur les animaux, le divorce, les réformes ou la magistrature — Radio-Canada, La Presse, Le Devoir, le Journal de Montréal, TVA et CTV se précipitaient. Cette fois, par écrit, elle qualifie une situation impliquant un cabinet établi de Westmount et le Barreau du Québec de fraude criminelle grave et de cover-up institutionnel. Et soudain, plus personne n’a rien à dire.
Réprimande, destitution, et rien entre les deux : ce que l’affaire Joëlle Roy révèle d’un mécanisme d’autorégulation à bout de souffle
Une juge a chassé pendant des mois les sources d’un journaliste, accusé nommément deux procureurs de la Couronne, et reconnu avoir failli à son devoir de réserve « à quelques reprises ». Sa sanction : une réprimande. La deuxième en deux ans. C’est tout ce que le Conseil de la magistrature peut faire — parce que c’est tout ce que le système québécois lui permet de faire.
« La meilleure place pour cacher un cadavre, c’est la deuxième page de Google. »
La deuxième page de Google reste un cimetière où personne ne va regarder. 68,7 % des clics se concentrent sur les trois premiers résultats. Ce qui a changé en 2024, c’est qu’il est devenu beaucoup plus difficile d’y envoyer un cadavre sur commande. Trois mises à jour de Google et l’arrivée des IA génératives ont neutralisé les deux grands alliés des enfouisseurs : le temps et le portefeuille.
La DPJ savait. Et n’a rien dit pendant quatre ans.
En mars 2016, un garçon de 12 ans est confié au Centre Héritage à Gatineau. Quelques jours plus tard, un incident grave survient dans les douches. La DPJ le sait. Elle cache tout au tribunal pendant quatre ans. Premier article d’une série de trois sur le jugement Noël (2021 QCCQ 2868).










