En une seule journée de mai, le gouvernement a trouvé 682 millions de dollars, notamment pour détaxer les muffins vendus à l’unité. Le demi-milliard promis pour moderniser la justice, lui, a été reporté à 2029. Le projet de loi sur la déontologie des juges n’a franchi aucune étape depuis son dépôt, il y a cinq mois. Pendant ce temps : des rapports de la DPJ falsifiés, des éducatrices congédiées pour proximité sexuelle avec des mineurs, et 43 % des Québécois qui disent avoir perdu confiance en leurs institutions. Le vote est dans 54 jours.
Le 5 octobre 2026, dans 54 jours, les Québécois éliront leur prochain gouvernement.
On parlera d’économie. On parlera de santé, d’éducation, du prix des maisons. Ce sont de vrais enjeux, et personne ne prétendra le contraire.
Mais il y a un sujet dont on ne parlera probablement pas, et c’est celui-là qui décide de qui garde ses enfants, de qui va en prison faute de pouvoir payer une amende, et de qui a le droit d’être entendu par un tribunal.
Ce texte est une opinion. Les faits qu’il rapporte, eux, sont vérifiables un par un.
I — Le chiffre43 %, et seulement 4 %
Le 17 juin 2026, le Barreau du Québec rendait publiques les données d’un sondage Léger. Le portrait est sans ambiguïté.
Le reste du sondage précise où le lien s’est rompu. 66 % des répondants craignent une influence politique sur les décisions judiciaires. À peine six personnes sur dix estiment que les principes de l’État de droit sont bien respectés. 45 % ne font pas confiance au gouvernement du Québec, et 67 % expriment de la méfiance envers les partis politiques. Un tiers ne fait pas confiance aux médias traditionnels, un chiffre en constante augmentation.
Les données proviennent de trois sondages Léger réalisés pour le Barreau. Le premier, un omnibus mené en ligne du 29 au 31 mai auprès de 1052 Québécois, comporte une marge d’erreur maximale de 3,0 %, 19 fois sur 20. Le second, mesurant la confiance à l’égard de diverses institutions, a été réalisé du 22 au 24 mai auprès de 1002 personnes.
Retenez ce 66 %. Deux Québécois sur trois craignent que la politique influence ce qu’un juge décide. Nous y reviendrons.
II — L’argent682 millions trouvés en une journée. La justice, elle, attendra 2029.
Le 25 mai 2026, dans un supermarché de Sherbrooke, la première ministre Christine Fréchette annonce ce qu’elle appelle un « bouquet de mesures » pour alléger le coût de la vie. Total : 682 millions de dollars.
Le détail mérite d’être lu.
- 245 millions pour retrancher 50 $ du renouvellement des droits d’immatriculation, pendant un an, pour 4,9 millions de véhicules à essence, hybrides ou diesel. Les véhicules électriques sont exclus.
- 335 millions en versement forfaitaire unique aux bénéficiaires du crédit d’impôt pour solidarité : 100 $ pour une personne seule, 150 $ pour un couple ou une famille monoparentale, 200 $ pour un couple avec enfants.
- Le reste pour abolir la TVQ sur une série de produits alimentaires et d’hygiène : fruits et légumes prêts à servir, barres tendres, muffins vendus individuellement, mouchoirs.
Ce que la première ministre est allée corriger, ce jour-là, c’est ce qu’elle a qualifié d’« illogisme » : les produits de boulangerie taxés lorsqu’ils sont vendus à l’unité, mais pas dès qu’ils sont offerts en emballages de six unités ou plus.
Et ce n’était pas tout. Dans les semaines précédentes, la première ministre avait déjà annoncé le remboursement d’une part des droits de mutation — la « taxe de bienvenue » — aux premiers acheteurs, pour environ 140 millions par année, une baisse d’impôt aux PME d’environ 50 millions, et une bonification du soutien à domicile de 22 millions. Soit plus de 210 millions de plus.
Faites l’addition. Entre son entrée en fonction le 15 avril et le 25 mai, le gouvernement a engagé près de 900 millions de dollars en mesures d’allègement. Six semaines.
Une précision qui compte : la première ministre a officiellement dépassé, ce jour-là, l’enveloppe de 250 millions que son propre ministre des Finances avait réservée pour les promesses issues de la course à la direction de la CAQ. Sa justification : « La situation a évolué. »
La situation évolue, donc. L’argent se trouve quand la volonté existe.
Maintenant, comparez.
Le grand chantier de modernisation de la justice québécoise — le virage numérique des tribunaux, celui qui devait réduire les délais, permettre le dépôt électronique des procédures et rendre les dossiers accessibles — représente environ un demi-milliard de dollars. Il a été reporté à 2029.
un chèque et la taxe sur les muffins.
Reporté de trois ans : le demi-milliard pour la justice.
Ce n’est pas une question de moyens. C’est une question de priorités.
III — Le projet de loiCinq mois, une seule étape
Le 18 mars 2026, le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette dépose à l’Assemblée nationale le projet de loi 25. Son titre, en abrégé : Loi visant à accroître la confiance du public envers le système de justice en modernisant la déontologie judiciaire.
Le problème qu’il devait régler est réel et documenté. À l’heure actuelle, le Conseil de la magistrature du Québec — l’organisme qui surveille les juges de la Cour du Québec et des cours municipales — ne dispose que de deux leviers : la réprimande, ou la recommandation de destitution. Rien entre les deux.
Et la recommandation de destitution est un mécanisme qui n’a jamais abouti au Canada. Les juges visés ont démissionné avant.
Le projet de loi 25 devait ajouter la suspension jusqu’à six mois sans salaire, l’ordonnance de suivre une formation ou une thérapie, l’affectation à d’autres fonctions judiciaires, la publication obligatoire et motivée des décisions dans les dix jours, et le remplacement d’un siège de juge par un représentant du public supplémentaire au Conseil. Le bâtonnier du Québec l’avait salué le jour même : la réforme permettrait au Conseil de disposer d’un éventail de sanctions mieux proportionnées, comblant « un vide souvent décrié ».
Le 18 mars, on demandait au ministre s’il aurait le temps de faire adopter cette réforme avant les élections. Sa réponse : « Oui. Ça dépend des oppositions. Nous, on est là pour travailler au Parlement jusqu’au 12 juin. »
Nous avons consulté la fiche officielle du projet de loi 25 sur le site de l’Assemblée nationale du Québec. Voici ce qu’elle contient, à la section « Étapes de cheminement », cinq mois après le dépôt.
Présentation. Séance du 18 mars 2026.
Puis rien. Pas d’adoption du principe. Pas de consultations particulières. Pas d’étude détaillée en commission. Pas d’adoption. Pas de sanction.
Le projet de loi a été réinscrit à la 43e législature, 3e session, le 6 mai 2026 — il était mort au feuilleton à la fin de la session précédente et a dû recommencer sa course.
Le 12 juin est passé. La législature sera dissoute avant le scrutin du 5 octobre. Sauf surprise, le projet de loi 25 mourra au feuilleton une seconde fois, et cette fois définitivement.
Il faut mesurer ce que cela signifie concrètement, parce que ce n’est pas abstrait.
Lundi dernier, le 10 août, le Comité d’enquête du Conseil de la magistrature a recommandé la destitution de deux juges de la cour municipale de Gatineau, qui avaient délivré 1669 mandats d’emprisonnement en bloc contre des personnes absentes de la salle, sans preuve qu’elles avaient été prévenues et sans motif écrit. Un logiciel calculait les jours de prison.
La recommandation de destitution était le seul outil disponible. C’est un outil qui n’a jamais fonctionné. Et la loi qui devait en ajouter d’autres dort depuis mars.
IV — L’ami jugeCe que les 66 % ont peut-être en tête
Simon Jolin-Barrette est ministre de la Justice du Québec depuis le 22 juin 2020. Six ans. Il a traversé deux premiers ministres : nommé sous François Legault, il a conservé la Justice dans le conseil des ministres formé par Christine Fréchette le 21 avril 2026, tout en perdant le poste de leader parlementaire du gouvernement.
En 2023, la Commissaire à l’éthique et à la déontologie a ouvert une enquête à son sujet, à la suite d’une demande d’un député libéral. Le motif : il avait nommé son ami de longue date, Me Charles-Olivier Gosselin, juge à la Cour du Québec. Le ministre avait célébré le mariage de M. Gosselin en 2015. Il a admis n’avoir informé ni le premier ministre ni le conseil des ministres de cette amitié. Il a soutenu que la nomination reposait sur la compétence et non sur l’amitié, et qu’il avait respecté toutes les règles.
Le rapport de la Commissaire a été rendu en septembre 2023. Elle a conclu que le ministre n’avait commis aucun manquement, tout en relevant qu’il s’était retrouvé dans une situation qui alimentait l’apparence de conflit d’intérêts, et en invitant le gouvernement à réfléchir à un mécanisme permettant d’éviter ce genre de situation.
Le resserrement des règles encadrant la sélection des juges a été annoncé par le ministre en février 2026.
Deux ans et cinq mois plus tard. Huit mois avant les élections.
Nous ne prêtons aucune intention au ministre. Nous constatons une séquence, et nous la mettons en regard d’un chiffre : 66 % des Québécois craignent une influence politique sur les décisions judiciaires.
Ce chiffre ne sort pas de nulle part.
V — Les enfantsCe qui s’accumule pendant ce temps
C’est ici que le silence devient le plus lourd, parce qu’il ne s’agit plus de procédures ni de budgets. Il s’agit d’enfants.
Voici ce qui est sorti, publiquement, documenté par les tribunaux ou par les grands médias, au cours des vingt-deux derniers mois.
Un jugement de la Chambre de la jeunesse de Laval établit qu’une coordonnatrice et une cheffe de service de la DPJ ont modifié un rapport d’évaluation officiel pour en retirer les éléments favorables à une mère. Les modifications ont été faites à l’insu de l’intervenante attitrée, en utilisant sa signature électronique pendant ses vacances. L’objectif, selon le tribunal : effacer les progrès de cette mère afin de justifier le placement de ses deux jeunes enfants en famille d’accueil jusqu’à leur majorité.
Le Parti libéral a réclamé le 6 juillet le congédiement immédiat du directeur de la DPJ de Laval, de la coordonnatrice et de la cheffe d’équipe, ainsi qu’une directive ministérielle pour que la pratique cesse partout au Québec. Le ministre Lionel Carmant s’est dit troublé et a confirmé qu’une enquête était ouverte. La Directrice nationale de la protection de la jeunesse, Lesley Hill, s’est dite également troublée.
Dans les jours suivants, deux voix ont soulevé la même question dans les pages d’opinion de la presse régionale : les faits constatés par le tribunal pourraient constituer une entrave à la justice ou une fabrication de faux documents, des infractions au Code criminel. Rien n’indiquait alors qu’une enquête policière ait été ouverte, ni que le ministère de la Justice ait donné une suite pénale.
À l’établissement Cité-des-Prairies, à Montréal, un centre qui accueille les cas les plus lourds de la protection de la jeunesse, au moins neuf éducatrices et deux gestionnaires ont été suspendus ou congédiés au terme d’une enquête interne. En cause : des allégations de proximité sexuelle et de trafic de drogue mettant en cause des jeunes hébergés entre les murs de l’établissement. Au moins cinq mineurs auraient été touchés. Les faits rapportés s’étalent sur un an ou plus. Le Service de police de la Ville de Montréal a ouvert une enquête.
La directrice nationale de la protection de la jeunesse a démissionné.
Trois juges saisis du dossier d’enfants retirés d’urgence d’une famille d’accueil ont conclu que des intervenants de la DPJ avaient menti sous serment, dissimulé de l’information au tribunal, écarté des éléments de preuve et passé outre à des ordonnances judiciaires. Le père visé par les allégations initiales a plus tard été acquitté. L’Ordre des travailleurs sociaux a demandé à son syndic d’enquêter.
À cette liste s’ajoutent les dossiers que nous documentons nous-mêmes, et qui ne sont pas des cas isolés.
- Les alertes « bébé à naître » — une action collective de 50 millions de dollars contre les directeurs de la protection de la jeunesse a franchi une étape en juillet. Des femmes enceintes signalées avant même la naissance de leur enfant.
- Le mur des 18 ans — lésé sous la DPJ, sans réparation à la majorité.
- Signaler son agresseur, perdre ses enfants — ce que vivent des mères victimes de violence conjugale qui font appel à l’État.
- Le ping-pong judiciaire entre la DPJ et la Cour supérieure, où des familles attendent que quelqu’un accepte de trancher.
- La DPJ savait, et n’a rien dit pendant quatre ans.
- La disparité de la pratique pré-audition en droit de la jeunesse — selon le district où vous vivez, vos droits ne sont pas les mêmes.
Et puis il y a ce que les familles ont fait quand elles ont compris que personne ne parlerait pour elles.
VI — Le rubanQuand les parents s’affichent la bouche barrée
Cet été, des milliers de Québécois ont affiché leur visage, la bouche barrée d’un ruban portant trois lettres : « DPJ ».
Le geste dit exactement ce qu’il veut dire. La Loi sur la protection de la jeunesse interdit de divulguer l’information permettant d’identifier un enfant ou ses parents. Les audiences de la Chambre de la jeunesse se tiennent à huis clos. Un parent qui estime avoir subi une injustice ne peut pas raconter son histoire publiquement sans risquer des poursuites.
Le résultat : le seul acteur du dossier qui peut parler, c’est l’institution. Et le seul qui ne peut pas, c’est la famille.
Le mouvement a commencé à la fin juillet, est devenu une vague en quelques jours, et s’est rendu jusqu’à LCN.
Des milliers de personnes qui s’affichent la bouche barrée pour dire qu’on les empêche de parler. À sept semaines d’une élection générale.
VII — L’ordreCelui qui se surveille lui-même
Le Barreau du Québec a un mandat légal : la protection du public. Il l’exerce en se surveillant lui-même, par son Bureau du syndic et son conseil de discipline.
Nous avons documenté ce que ce modèle produit. Le Fonds d’assurance responsabilité professionnelle du Barreau du Québec, qui indemnise les victimes d’erreurs d’avocats tout en défendant les avocats poursuivis, opère dans une structure que nous avons qualifiée de conflit d’intérêts institutionnalisé depuis 2020. L’affaire Joëlle Roy a montré un mécanisme d’autorégulation à bout de souffle. Le Québec est en retard sur le reste du monde en matière de réglementation de la profession juridique.
Et les poursuites s’accumulent. La semaine dernière, une action en dommages contre le Barreau du Québec et l’un de ses syndics adjoints a été maintenue en partie par la Cour supérieure, sur trois séries de faits, sans que la preuve ait été entendue. Le même jugement a rejeté en totalité l’action contre le Procureur général du Québec.
L’application des lois professionnelles relève d’un ministre désigné par le gouvernement. La réforme de l’autorégulation ne figure dans aucun engagement électoral connu.
VIII — Les questionsUn seul parti a répondu
Au cours des dernières semaines, nous avons transmis aux partis politiques québécois des questions simples sur l’accès à la justice. Rien de piégé : ce que les citoyens nous demandent tous les jours.
Le Parti libéral du Québec a répondu. C’est le seul à l’avoir fait. L’Association des étudiants dans l’accès à la justice de l’Université d’Ottawa a répondu elle aussi.
La Coalition avenir Québec, qui forme le gouvernement, n’a jamais répondu.
Nous n’en faisons pas un scandale. Nous l’inscrivons, simplement, parce que c’est un fait et qu’il éclaire le reste.
IX — SeptembreLe rendez-vous du 8, et celui du 5 octobre
Les 8 et 9 septembre 2026, au Palais des congrès de Montréal, le Barreau du Québec tiendra le premier Sommet québécois sur l’État de droit, sous le thème « S’unir pour protéger notre État de droit ». Environ 750 participants des milieux d’affaires, juridique, politique, académique et communautaire. L’événement sera animé par Paul Arcand et Marie-Claude Barrette.
Le 8 septembre, en pleine campagne électorale, les candidats aux élections seront invités à débattre des moyens d’enrayer la perte de confiance à l’endroit du gouvernement, des tribunaux et des médias — et à l’endroit de principes fondamentaux comme l’indépendance judiciaire.
Le bâtonnier du Québec a résumé l’enjeu en une phrase qui devrait tenir lieu de programme : « C’est très bien de parler de santé, c’est excellent de parler d’éducation, mais c’est fondamental également de parler de justice. »
Le 8 septembre, donc, il faudra expliquer.
Expliquer pourquoi le projet de loi 25 n’a franchi aucune étape depuis son dépôt, il y a cinq mois, alors qu’on avait promis de l’adopter avant les élections. Pourquoi le demi-milliard du virage numérique de la justice a glissé à 2029, alors qu’on a trouvé 682 millions en un après-midi, notamment pour détaxer les muffins vendus à l’unité. Pourquoi il a fallu deux ans et cinq mois, après le rapport de la Commissaire à l’éthique, pour resserrer les règles de nomination des juges. Pourquoi des gestionnaires de la DPJ peuvent modifier un rapport avec la signature électronique d’une collègue absente sans qu’on sache si une enquête criminelle a suivi. Et pourquoi des milliers de parents en sont réduits à s’afficher la bouche barrée d’un ruban pour qu’on les écoute.
Expliquer aussi pourquoi plus personne ne fait confiance au Barreau pour se surveiller lui-même. Pourquoi son Bureau du syndic rend des décisions opaques. Pourquoi il ouvre des enquêtes sur ceux de ses membres qui dénoncent les failles du système, pendant que de graves manquements déontologiques restent sans conséquence. Nous l’avons documenté, dossier après dossier.
Ce ne sont pas des questions techniques. Ce sont les questions de ceux qui perdent leurs enfants, de ceux qui perdent leur maison, de ceux qui vont en prison parce qu’ils n’ont pas 200 $.
Le 5 octobre, ce sont eux qui votent aussi.
La séquenceChronologie
Ce texte est une chronique d’opinion. Il n’établit aucune faute et n’impute aucune intention à quiconque. Il rapproche des faits publics, des documents parlementaires et des données de sondage, et en tire une lecture qui est celle d’EnDroit.ca. Toute personne ou institution nommée bénéficie de la présomption de bonne foi.
Sur la nomination judiciaire de 2023. Le ministre Simon Jolin-Barrette a affirmé que la nomination reposait sur la compétence et non sur l’amitié, et qu’il avait respecté toutes les règles applicables. Nous rapportons l’existence de l’enquête de la Commissaire à l’éthique et de sa position, sans nous prononcer sur le fond.
Sur les dossiers de protection de la jeunesse. Les faits rapportés proviennent de jugements rendus publics et anonymisés, de communiqués officiels et de reportages des grands médias. Les personnes visées par des allégations de nature criminelle ou disciplinaire bénéficient de la présomption d’innocence; les enquêtes mentionnées n’ont pas donné lieu, à notre connaissance, à des conclusions définitives à la date de publication. Aucun élément permettant d’identifier un enfant ou ses parents n’est publié, conformément à la Loi sur la protection de la jeunesse. Les actions collectives mentionnées n’ont pas été jugées au fond : leurs allégations demeurent des allégations.
Droit de réplique. La Coalition avenir Québec, le cabinet de la première ministre, le cabinet du ministre de la Justice, le ministère de la Justice, les directeurs de la protection de la jeunesse concernés, le Barreau du Québec et toute personne nommée dans ce texte disposent d’un droit de réplique et peuvent nous écrire à endroit.ca@outlook.com. Nous nous engageons à publier intégralement toute réponse reçue.
EnDroit.ca est une plateforme citoyenne indépendante de journalisme juridique, non affiliée à un parti politique, à un ordre professionnel ni à un organisme gouvernemental. Nous ne soutenons aucun parti et n’appelons à voter pour aucun. L’auteur n’est pas avocat. Cet article ne constitue pas un avis juridique.
Sources
Sondages Léger réalisés pour le Barreau du Québec (omnibus en ligne du 29 au 31 mai 2026, n=1052, marge d’erreur ±3,0 % 19 fois sur 20; sondage sur la confiance envers les institutions du 22 au 24 mai 2026, n=1002), communiqué du Barreau du Québec du 17 juin 2026 · Assemblée nationale du Québec, fiche du projet de loi n° 25, Loi visant à accroître la confiance du public envers le système de justice en modernisant la déontologie judiciaire et mettant en œuvre certaines recommandations du comité de la rémunération des juges pour la période 2023-2027, présenté le 18 mars 2026, réinscrit le 6 mai 2026 · Communiqué du ministère de la Justice du Québec, 18 mars 2026 · Gouvernement du Québec, communiqué du 25 mai 2026 sur les mesures d’allègement du coût de la vie · Loi sur la protection de la jeunesse, RLRQ c. P-34.1 · Code des professions, RLRQ c. C-26 · Élections Québec, scrutin du 5 octobre 2026 · Radio-Canada, La Presse, Le Devoir, Le Soleil, La Tribune, La Voix de l’Est, Les Affaires, Droit-inc, CBC, Global News et Protégez-Vous (mai 2023 à août 2026) · Communiqué du Parti libéral du Québec, 6 juillet 2026 · Dossiers EnDroit.ca cités en hyperlien dans le texte.
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C’est pas tres rassurent que les dérivés soit toujour protéger par les élus et aussi que on soit encore a la police qui enquête la police ,on peut arriver en 2026 pour nos enfants,les bâtisseur de hier et demain ,que la vérité revienne a l’ordre du jour ,maos le pire dans toute sa esque ,a la court jeunesse ,les intervenantes on la vérité absolue vs les parent sont toute de menteur on manipulateur il est temp que les personne de mauvaise fois soit mit sur la scène et que on repouse plus la définition de mauvaise foi ,les standards laxisme doive disparaître