Le Mouvement Action Justice entreprend la rédaction du numéro 2 de L’Odyssée des injustices au Québec. Pour ce numéro, EnDroit.ca s’associe à l’appel. Si vous avez vécu, observé ou analysé une injustice au Québec, votre récit peut être publié.
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Le partenariatDeux organismes, une même conviction
Le Mouvement Action Justice (MAJ) défend les droits des citoyens du Québec depuis près de trois décennies. EnDroit.ca documente les dérapages du système judiciaire et donne une tribune à ceux qu’on n’écoute pas. Nous collaborons depuis longtemps, et nous partageons la même conviction : une injustice qui reste dans le silence se répète.
C’est pourquoi Maxime Gagné, fondateur d’EnDroit.ca, et Hadj Zitouni, du Mouvement Action Justice, unissent leurs voix pour cet appel.
Le premier numéro de L’Odyssée des injustices au Québec a démontré la force de ces récits mis côte à côte. Ce que le premier volume a révélé, c’est qu’un témoignage isolé passe pour une anecdote, mais que vingt témoignages rassemblés dessinent un système.
Nous voulons maintenant un deuxième numéro, encore plus fort.
AdmissibilitéQui peut soumettre un récit
Toute personne ayant vécu, observé ou analysé une injustice au Québec. Aucun domaine n’est exclu. Notamment :
- Droit de la famille, garde d’enfants, protection de la jeunesse (DPJ)
- Violence policière ou traitement injuste par la police, la Sûreté du Québec ou tout corps policier
- Injustices institutionnelles — un dossier fermé sans véritable examen, une plainte classée sans suite, un organisme censé vous protéger qui ne vous a pas protégé : DPCP, CDPDJ, syndics d’ordres professionnels dont le syndic du Barreau, Protecteur du citoyen, Commissaire à la déontologie policière, Revenu Québec, SAAQ, CNESST, IVAC, RAMQ, Curateur public, et tous les autres
- Racisme et discrimination raciale
- Injustices systémiques
- Conduite des tribunaux et de la magistrature
- Discrimination fondée sur le genre, l’orientation sexuelle, l’identité
- Violence conjugale et post-conjugale, agressions sexuelles
- Diffamation et atteintes à la réputation
- Handicap, neurodivergence, santé mentale
- Logement, travail, immigration, aide sociale
- Toute autre forme d’injustice vécue
Vous n’avez pas à être avocat, ni écrivain, ni militant. Vous avez à avoir quelque chose à raconter.
Les attentesCe que nous recherchons
Soyons clairs sur une chose d’entrée de jeu : vous n’avez pas à écrire parfaitement.
Les fautes d’orthographe, les phrases maladroites, la ponctuation approximative : ça ne nous fera pas écarter votre récit. Si votre texte est retenu, nous le corrigerons et nous en améliorerons les tournures avec vous. Personne ne sera exclu parce qu’il n’a pas fait d’études ou parce qu’il écrit comme il parle. Ce serait la dernière des injustices dans un recueil sur l’injustice.
Ce que nous demandons, c’est une histoire complète : une histoire qu’on peut lire du début à la fin, où l’on comprend qui, quoi, quand, et ce qui a échoué. Des dates. Un fil clair. Des faits que vous êtes en mesure d’appuyer.
Ce n’est donc pas un appel à des témoignages de quelques lignes. Un message de trois phrases, aussi sincère soit-il, ne peut pas devenir un chapitre. Prenez le temps de raconter.
Tous les manuscrits reçus seront étudiés par un comité de rédaction, qui évaluera la pertinence du fait vécu et sa conformité avec la mission du recueil.
Tout le monde a la même chance. Nous ne pourrons pas tout publier — le nombre de pages et notre budget ont des limites bien réelles — mais chaque récit reçu sera lu et examiné avec le même sérieux, peu importe qui l’a écrit et comment il l’a écrit.
Les règlesLes critères de participation
Chaque récit sera présenté sous forme de chapitre complet dans le recueil et doit avoir un maximum de 7 500 mots et un minimum de 1 800 mots, avec 2 à 3 photos liées aux faits rapportés.
Chaque photo fournie doit être accompagnée :
- du nom du photographe,
- du sujet de la photo,
- du lieu où la photo a été prise,
- de la date de la prise de photo.
La description des faits rapportés doit être :
- en bon français,
- en version Word,
- claire, sans confusion,
- objective, et
- vérifiable avec des numéros d’événement de la police, un jugement du tribunal, et des rapports médicaux pour soutenir des dommages physiques et/ou psychologiques des victimes.
Chaque récit doit être accompagné des renseignements suivants :
- nom de l’auteur,
- adresse civique de l’auteur,
- adresse électronique de l’auteur,
- numéro de téléphone de l’auteur,
- pseudonyme de l’auteur s’il y a lieu.
Chaque récit doit être transmis à Mouvement Action Justice avant le 30 septembre 2026 pour la prochaine publication du recueil intitulé L’Odyssée des injustices au Québec.
Chaque récit sera approuvé par un comité de lecture du Mouvement Action Justice et jugé selon la pertinence de l’injustice et la qualité de la rédaction.
Chaque auteur doit tenir compte et reconnaître que chaque contribution est faite de manière bénévole, sans rémunération présente ou future.
Mouvement Action Justice peut garantir l’anonymat des personnes dont l’identité est mentionnée dans chaque récit.
Mouvement Action Justice pourra assister à la rédaction de certains récits si la victime a de la difficulté à rédiger le récit de l’injustice qu’elle a vécue.
Chaque auteur devra signer une permission à Mouvement Action Justice pour la publication des faits soumis dans le recueil L’Odyssée des injustices au Québec.
La marche à suivreComment soumettre votre récit
Format : document Word, envoyé par courriel.
Accompagnez votre texte de : votre nom ou un pseudonyme — vous pouvez témoigner sans être identifié — et vos coordonnées, pour que le comité puisse vous joindre.
Envoyez à l’une ou l’autre de ces adresses : info@maj-quebec.com (Mouvement Action Justice) ou endroit.ca@outlook.com (EnDroit.ca)
Par la poste : Mouvement Action Justice, 2240, rue Fullum, Montréal (Québec) H2K 3N9
Pour plus de renseignements : 514-273-4302
Date limite : le 30 septembre 2026. Vous avez le temps d’écrire.
TransparenceC’est gratuit. Et voici pourquoi nous parlons quand même d’argent.
Soumettre votre récit ne coûte rien. Absolument rien. Il n’y a aucuns frais de soumission, aucune contribution exigée, et le fait de donner ou de ne pas donner n’a aucune influence sur la sélection de votre texte. Le comité de rédaction n’a pas accès à cette information. Nous voulons que ce soit parfaitement clair.
Cela dit, nous vous devons la vérité sur ce que coûte un tel projet.
L’impression du premier numéro a coûté 10 000 $. Ce montant a été entièrement assumé par les organismes. Le tout, sans bénéfices financiers. Notre objectif est d’être le porte-voix des victimes. Nous voulons immortaliser les injustices vécues et passées sous silence pour lever le rideau sur un ou des systèmes qui pourraient être meilleurs.
Derrière ces deux plateformes, il y a des bénévoles. Nous payons souvent les dépenses de nos poches, et ce sont des milliers de dollars investis sans jamais rien demander en retour. Le Mouvement Action Justice le fait depuis près de trois décennies. Du côté d’EnDroit.ca, ce sont des centaines d’heures investies par semaine, non rémunérées, pour répondre, documenter, publier, écouter, référer et diriger les gens vers les bonnes ressources.
Alors si vous en avez les moyens — et seulement si vous en avez les moyens — quelques dollars aident réellement à ce que ce deuxième numéro existe :
EnDroit.ca : https://endroit.ca/soutenir-notre-mission/
Mouvement Action Justice : https://www.maj-quebec.com/faites-un-don/
Et si vous n’en avez pas les moyens, écrivez-nous quand même. Votre récit vaut autant. C’est justement pour les gens qui n’ont plus rien que ces organismes existent.
Pourquoi ça compteIls ne sont pas seuls
Chaque semaine, nous recevons des messages de personnes qui pensent être seules. Un parent qui ne comprend pas pourquoi on lui a retiré son enfant. Un justiciable qui s’est présenté seul devant un tribunal. Une femme qu’on n’a pas crue. Un homme qu’on a réduit à un diagnostic. Quelqu’un dont la plainte a été fermée en trois lignes.
Ils ne sont pas seuls. Ils ne l’ont jamais été. Ils ne le savaient simplement pas.
Un livre ne renverse pas un jugement. Il ne remplace pas un avocat. Mais il fait une chose que le silence ne fera jamais : il rend visible.
Votre histoire d’injustice, publiée. Écrivez-la.
Ensemble on va plus loin.
Mouvement Action Justice — 2240, rue Fullum, Montréal (Québec) H2K 3N9 — 514-273-4302 — www.maj-quebec.com
Note importante : EnDroit.ca et le Mouvement Action Justice sont des organismes citoyens. Ni l’une ni l’autre n’offre de conseils juridiques et ne peut prendre en charge un dossier. Si vous avez besoin d’aide juridique, adressez-vous à l’aide juridique (sij.qc.ca), au Centre de justice de proximité de votre région (justicedeproximite.qc.ca) ou à un avocat. Si vous êtes en situation de détresse, le 8-1-1 (option 2) et le 9-8-8 sont accessibles gratuitement en tout temps.
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