L’Association des étudiants dans l’accès à la justice en droit civil de l’Université d’Ottawa a invité le fondateur d’EnDroit.ca à venir échanger avec ses membres, en novembre 2026, sur l’accès à la justice. Une invitation qui dit quelque chose de l’avenir de la justice — et de ceux qui le bâtissent déjà.
Il y a des invitations qui, à elles seules, disent quelque chose de l’avenir de la justice. L’Association des étudiants dans l’accès à la justice en droit civil de l’Université d’Ottawa a invité le fondateur d’EnDroit.ca à venir échanger avec ses membres, en novembre 2026, sur l’accès à la justice — et sur ce qui a mené à la création de la plateforme, ces constats à l’origine de l’initiative et son impact concret sur les personnes confrontées aux obstacles du système.
Et c’est bien d’un échange qu’il s’agit, pas d’une leçon. D’un côté, le regard du terrain : ce que vivent, concrètement, les personnes laissées seules devant le système. De l’autre, la rigueur et la fraîcheur d’une génération qui entre dans le droit avec ses propres convictions. Deux bouts de la même chaîne qui, pour une fois, se parlent directement — sans intermédiaire, sans filtre institutionnel.
I — D’où vient l’invitation
Elle vient de la relève
Ce qui touche le plus l’équipe d’EnDroit.ca, ce n’est pas l’invitation. C’est d’où elle vient. Elle vient de la relève — d’étudiantes et d’étudiants en droit qui, avant même d’entrer dans la profession, ont placé l’accès à la justice au cœur de leur engagement. Et qui ont choisi de tendre la main non pas à un autre juriste, mais à une voix citoyenne, venue d’en dehors des institutions.
Nous l’avons écrit souvent : les vraies transformations du système judiciaire ne viendront pas d’en haut. Elles viendront de cette génération. D’une relève qui refuse de voir l’accès à la justice comme un privilège, qui croit que la transparence vaut mieux que le secret, et qui considère la parole du citoyen non comme un bruit à gérer, mais comme une boussole. Cette relève existe, elle s’organise, et elle a déjà compris ce que d’autres mettront des années à admettre : on ne protège pas la justice en la refermant sur elle-même, mais en l’ouvrant.
II — Le contraste
Deux gestes opposés, à quelques semaines d’intervalle
Le moment ne manque pas de relief. Les 8 et 9 septembre 2026, le Barreau du Québec réunira une partie du monde juridique au Sommet québécois pour l’État de droit, pour réfléchir à la façon de protéger ses institutions. La campagne qui l’annonce demande : « Quand les institutions sont attaquées, qui protège la démocratie ? » Le glissement est là, en un seul mot : critiquer une institution n’est pas l’attaquer.
À quelques semaines de ce sommet, une faculté de droit fait le geste exactement inverse : elle n’élève pas un rempart, elle ouvre une porte et tend le micro. D’un côté, on cherche qui protégera les institutions. De l’autre, on enseigne déjà à la relève que les institutions se protègent en écoutant, pas en se barricadant.
On ne protège pas la justice en la refermant sur elle-même, mais en l’ouvrant.
III — Ce que nous en retenons
Fiers, reconnaissants, confiants
Alors oui, l’équipe d’EnDroit.ca est fière. Mais elle est surtout reconnaissante, et confiante. Reconnaissante envers ces étudiantes et étudiants qui ont eu l’ouverture de tendre la main à une plateforme citoyenne. Confiante parce que, si c’est ça la relève, alors l’accès à la justice est entre de bonnes mains. Nous serons toujours là pour soutenir cette génération, relayer ses initiatives et lui offrir la visibilité qu’elle mérite. L’avenir de la justice, nous en sommes convaincus, leur appartient.
Il y a quelque chose à retenir de tout cela. La relève, elle, a déjà compris : on ne protège pas la justice en la refermant, mais en l’ouvrant. Reste une seule question — et c’est peut-être la plus importante de toutes : ceux qui, au sommet, se réuniront bientôt pour décider comment protéger les institutions comprendront-ils, eux aussi, ce que des étudiants ont déjà saisi ?
Reste à savoir si le sommet comprendra aussi.
Note éditoriale. Cet article relate une invitation reçue par EnDroit.ca et propose une analyse éditoriale du contexte dans lequel elle s’inscrit. EnDroit.ca est une plateforme citoyenne indépendante non affiliée au Barreau du Québec, à l’Université d’Ottawa ni à aucun ordre professionnel ou organisme gouvernemental. Les passages portant sur le Sommet québécois pour l’État de droit visent le cadrage et le vocabulaire d’une campagne de communication publique, et non les personnes qui y sont associées. Cet article ne constitue pas un avis juridique. L’auteur n’est pas avocat. Les outils d’IA générative peuvent comporter des erreurs ou des informations désuètes ; en cas de doute, vérifiez les textes en vigueur sur Légis Québec.
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Je n’y arrive pas. J’ai essayé d’expliquer ma situation à la juge qui m’a dit aussitôt que ma situation n’était pas à l’ordre du jour. L’aide juridique me laisse tomber le vendredi matin et le lundi je me retrouve seule devant la cour. Une juge qui refuse d’entendre mes inquiétudes. [Passage retiré par la modération.]
L’aide juridique refuse de m’écouter parce qu’elle n’a pas le temps, elle est débordée et mon dossier est trop compliqué. [Passage retiré par la modération.]
Aujourd’hui ils s’en prennent à ma liberté d’expression. [Passage retiré par la modération.] J’ai plusieurs enregistrements, des preuves écrites, des événements qui ne concordent pas, des rapports qui ne peuvent pas changer malgré les faussetés. [Passage retiré par la modération.]
Je n’en peux plus. Je ne veux pas me victimiser comme la juge me l’a déjà dit, mais faire comprendre mes difficultés à suivre ce système. Je suis seule et perdue. Je me bats chaque jour. [Passage retiré par la modération.] J’en ai tellement à dire sur mon histoire… mais personne ne peut rien y faire. Je n’en peux juste plus. Aidez-moi, je vous en supplie.
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