À 750 $, la prime des avocats du Québec est la plus basse au Canada. Mais derrière cette stabilité, les chiffres audités montrent que les activités d’assurance du Fonds perdent de l’argent chaque année — et que seuls les revenus de placement le maintiennent à flot.
En bref. Le Fonds d’assurance responsabilité professionnelle du Barreau du Québec (FARPBQ) a clos l’exercice terminé le 31 mars 2026 avec un résultat net positif de 1,6 M$ et des capitaux propres de près de 93 M$. Sur le papier, le Fonds se porte bien et la prime reste gelée à 750 $. Mais l’examen des états financiers audités révèle une réalité plus nuancée : les activités d’assurance elles-mêmes sont déficitaires — de 3,1 M$ en 2026, après 7,2 M$ en 2025. Ce qui sauve l’exercice, ce ne sont pas les primes : ce sont 6,5 M$ de revenus de placement. La question devient alors simple : combien de temps un modèle pareil tient-il ?
I — La prime la plus basse du Canada
La prime la plus basse du Canada — et stable depuis cinq ans
Tout avocat inscrit au Tableau de l’Ordre doit souscrire au FARPBQ, sauf dispense. La prime est fixée à 750 $ par assuré, sans franchise, pour une garantie de 10 M$ par sinistre (1 M$ dans certaines situations précises). Le Fonds confirme sur sa page officielle qu’elle est fixée à 750 $ à partir du 1er avril 2026, pour une police en vigueur jusqu’au 31 mars 2027 — inchangée, donc, depuis l’exercice 2021-2022.
La comparaison interprovinciale n’oppose pas seulement des prix : elle oppose des produits de couverture très différents. Voici les chiffres de base à jour pour 2026, vérifiés auprès de chaque régulateur :
(1 M$ dans certains cas)
Franchise : aucune
par année
Franchise : 5 000 $ à 10 000 $
par année
Franchise : 5 000 $
« [Une] prime inférieure à celle de toutes les autres provinces et territoires au Canada. »
Lu correctement, le contraste est saisissant. Pour un quart du prix ontarien et sans franchise, l’avocat québécois obtient dix fois la couverture. Le Fonds ne s’en cache pas : il écrit lui-même que sa prime est inférieure à celle de toutes les autres provinces et publie d’ailleurs son propre tableau comparatif interprovincial. La lecture officielle est flatteuse : un Fonds bien géré, des primes basses, des avocats bien protégés. Mais une couverture aussi généreuse à un prix aussi bas n’est pas gratuite — quelqu’un, quelque part, en absorbe le coût. Les états financiers permettent de regarder sous le capot.
II — Le déficit des activités d’assurance
Le chiffre qu’il faut comprendre : le déficit des activités d’assurance
Dans un assureur, on distingue deux moteurs : l’activité d’assurance proprement dite (les primes encaissées, moins les sinistres, les frais et la réassurance) et l’activité de placement (le rendement du portefeuille). Un assureur en santé devrait, en principe, équilibrer son activité d’assurance et utiliser les placements comme coussin.
Or, au FARPBQ, l’activité d’assurance est déficitaire deux années de suite. Ce n’est pas une interprétation : « Déficit des activités d’assurance » est une ligne distincte de l’état des résultats audité.
| État des résultats (audité) | 31 mars 2025 | 31 mars 2026 |
|---|---|---|
| Produits des activités d’assurance | 13,9 M$ | 14,0 M$ |
| Primes de réassurance versées | 1,56 M$ | 2,78 M$ |
| Déficit des activités d’assurance | (7,2 M$) | (3,1 M$) |
| Revenu net des activités de placement | 4,2 M$ | 6,5 M$ |
| Résultat net de l’exercice | (7,1 M$) | +1,6 M$ |
| Capitaux propres (fin d’exercice) | 89,7 M$ | 92,9 M$ |
Note de lecture : le résultat net intègre aussi des charges financières d’assurance (−1,9 M$, liées à l’actualisation du passif des sinistres), des produits financiers de réassurance (+0,1 M$) et d’autres revenus mineurs. L’addition simplifiée « déficit + placements » ne reconstitue donc pas exactement le résultat net.
La mécanique est limpide. En 2026, le Fonds termine à +1,6 M$ uniquement parce que ses placements ont rapporté 6,5 M$ nets. Sans ce rendement, l’exercice serait nettement déficitaire : les activités d’assurance, à elles seules, ont perdu 3,1 M$. La prime de 750 $ ne couvre pas le coût réel des sinistres, des frais et de la réassurance. Ce n’est pas une anomalie d’une année : c’était déjà le cas en 2025, en pire.
Un détail révèle d’ailleurs à quel point le résultat dépend des marchés. Dans son rapport de gestion 2024-2025, le Fonds présente l’exercice comme s’étant soldé par un « résultat global positif de 2,1 M$ ». C’est exact — mais ce 2,1 M$ est un résultat global, qui inclut des gains de placement non réalisés inscrits dans les autres éléments du résultat global. Le résultat net, lui, celui de l’état des résultats, était de moins 7,1 M$. Autrement dit, même la bonne nouvelle de 2025 venait entièrement des placements.
Autre signal à ne pas négliger : le coût de la réassurance — l’assurance que le Fonds achète pour se protéger des sinistres majeurs, structurée en 7 M$ en excédent de 3 M$ — a bondi de près de 78 % en un an, passant de 1,56 M$ à 2,78 M$. Une partie de cette hausse reflète le durcissement mondial du marché de la réassurance depuis 2022, qui touche tous les assureurs. Mais une augmentation de cette ampleur, sur un seul exercice, traduit aussi la lecture que les réassureurs font du risque qu’ils acceptent de couvrir.
III — Pourquoi le résultat dépend des marchés
Pourquoi le résultat du Fonds dépend des marchés financiers
Si les placements jouent un rôle aussi décisif, encore faut-il savoir où l’argent est investi. La note 5 des états financiers détaille un portefeuille total de 168,5 M$ au 31 mars 2026, réparti en deux blocs : un portefeuille d’appariement, presque entièrement obligataire, et un portefeuille de surplus, exposé aux marchés.
C’est ce bloc qui produit l’essentiel du rendement qui sauve les exercices, et c’est précisément lui qui souffrirait d’une mauvaise année boursière. Le reste, le portefeuille obligataire d’appariement, sert avant tout à adosser le passif des sinistres. La dépendance du Fonds aux marchés n’est donc pas une figure de style : elle est inscrite, en chiffres, dans la structure même de son actif.
IV — Les réclamations montent
Pendant ce temps, les réclamations montent
Le rapport de gestion 2024-2025 documente une pression à la hausse sur le volet sinistres :
| Opérations (rapport de gestion) | 31 mars 2024 | 31 mars 2025 |
|---|---|---|
| Membres assurés par le Fonds | 18 739 | 19 038 |
| Nouvelles réclamations dans l’année | 631 | 690 |
| Provisions actuarielles pour sinistres | 63,6 M$ | 69,8 M$ |
| Prime annuelle par assuré | 750 $ | 750 $ |
Données opérationnelles tirées du dernier rapport de gestion publié (exercice 2024-2025) ; les chiffres 2025-2026 paraîtront dans le prochain rapport. Le tableau financier plus haut porte, lui, déjà sur l’exercice 2025-2026 (états financiers en projet).
En un an, le nombre de nouvelles réclamations grimpe d’environ 10 %, et les provisions actuarielles — l’estimation, par l’actuaire du Fonds, du coût des sinistres non encore réglés — augmentent elles aussi de près de 10 %, à 69,8 M$. Le Fonds attribue lui-même cette hausse « à la sévérité des réclamations et [au] nombre de celles-ci ».
« 90 % des dossiers fermés au cours de l’année ont été fermés sans qu’il n’y ait de paiement d’indemnité car la responsabilité de l’assuré n’était pas engagée. »
C’est un chiffre que le Fonds publie tel quel et qu’il présente comme une preuve de la qualité de la pratique des avocats québécois. On peut aussi le lire autrement : un taux de fermeture sans indemnisation aussi élevé contribue mécaniquement à contenir les coûts — et donc la prime. Le Fonds ne publie pas, dans ses documents accessibles au public, le taux exact de réclamations citoyennes qui débouchent sur une indemnisation. Cette donnée manquante est, en soi, la première chose qu’un observateur devrait réclamer.
Une question s’impose alors, et elle est parfaitement légitime : comment un régime peut-il offrir dix fois la couverture de l’Ontario, sans franchise, pour le quart du prix ? Deux lectures opposées coexistent. Celle que met de l’avant le Fonds : les avocats québécois commettraient réellement peu de fautes coûteuses. Et celle qu’on a le droit de soulever sans l’affirmer : un taux de fermeture sans indemnité de 90 % contient les coûts non pas seulement parce que les fautes sont rares, mais parce que peu de réclamations aboutissent. La structure n’est pas neutre dans cette équation — depuis 2020, c’est le même conseil d’administration qui représente les avocats et qui supervise l’assureur décidant si la faute de l’un d’eux est reconnue, un modèle d’autorégulation que nous avons documenté ailleurs. Tant que le Fonds ne publie pas le taux exact d’indemnisation des réclamants, personne ne peut trancher entre ces deux explications. Mais poser la question n’est pas accuser : c’est exactement le rôle d’un média d’intérêt public.
V — L’analyse de sensibilité
Ce que l’actuaire lui-même chiffre : l’analyse de sensibilité
On n’a pas à spéculer sur la fragilité du modèle : les états financiers la chiffrent. La note 7 contient une analyse de sensibilité qui mesure l’effet, sur le résultat et les capitaux propres, d’une variation des hypothèses clés. Nets de réassurance, pour l’exercice 2026 :
Le message est clair : une simple hausse de 1 % de l’hypothèse d’inflation effacerait à elle seule plus que le bénéfice net de 1,6 M$ de l’exercice. Ces chiffres ne viennent pas d’un critique externe — ils sont produits par l’actuaire désigné du Fonds et validés par l’auditeur. Ils montrent qu’une dégradation modeste de l’environnement suffirait à faire basculer le résultat.
VI — Pourquoi une hausse est plausible
Pourquoi « des hausses à prévoir » n’est pas une hypothèse militante
Mettons les pièces ensemble. Les activités d’assurance perdent de l’argent. Les réclamations et les provisions augmentent. La réassurance coûte beaucoup plus cher. Et la stabilité du résultat net repose sur un portefeuille dont environ 38 % est exposé aux marchés financiers, qui ne montent pas en ligne droite.
Tant que les rendements restent élevés, la prime peut rester gelée. Mais ce modèle a une dépendance structurelle : il transfère le risque assurantiel vers le risque de marché. Une seule mauvaise année boursière, combinée à une sinistralité qui continue de progresser, suffirait à transformer le confortable +1,6 M$ de 2026 en déficit — l’analyse de sensibilité du Fonds le démontre. Dans ce scénario, le levier le plus direct dont il dispose est la prime.
VII — L’indicateur à surveiller
L’indicateur à surveiller : le ratio de capital et l’AMF
Il existe un chiffre qui, mieux que tout autre, dira quand une hausse devient inévitable — et il est rarement nommé dans le débat public. Depuis le 1er avril 2020, le Fonds est régi par la Loi sur les assureurs. Comme tout assureur autorisé au Québec, il est donc soumis au cadre de suffisance du capital surveillé par l’Autorité des marchés financiers : il doit maintenir un capital supérieur à un seuil réglementaire minimal, calculé en fonction des risques qu’il porte.
Le Fonds le reconnaît implicitement : son comité des affaires d’assurance a recommandé au conseil d’administration « l’établissement de la cible du taux de capital minimum ». Autrement dit, il existe une cible interne de capital, et c’est son évolution qui déterminera la marge de manœuvre du Fonds. Aujourd’hui, les capitaux propres de 92,9 M$ font face à un passif total des contrats d’assurance, net de réassurance, d’environ 76,7 M$ au 31 mars 2026 (états financiers audités) — une mesure plus large que la seule provision actuarielle pour réclamations non réglées (69,8 M$ au 31 mars 2025) citée plus haut, qui n’en est qu’une composante : le coussin est réel. Mais ce coussin est en partie constitué de placements exposés aux marchés. Le jour où le ratio de capital s’approchera de sa cible minimale — qu’une mauvaise année boursière érode l’actif, qu’une vague de réclamations gonfle le passif, ou les deux à la fois — la hausse de prime cessera d’être une hypothèse pour devenir une obligation quasi mécanique. C’est ce ratio, et non le résultat d’une seule année, qu’un observateur devrait suivre.
VIII — Le justiciable qui s’arme
Le facteur que personne n’a encore chiffré : le justiciable qui s’arme
Un assureur paie peu, aussi, quand les réclamants se découragent ou se trompent de procédure. Or l’écosystème change, et le Fonds en a déjà la trace dans ses propres données : en 2024-2025, 21 % des réclamations présentées provenaient de personnes non représentées par un avocat — une proportion que le Fonds qualifie lui-même de « significative ».
De plus en plus de citoyens non représentés utilisent des outils d’intelligence artificielle générative pour analyser une lettre de refus, repérer une erreur procédurale, structurer un argumentaire et rédiger une réclamation — des tâches qui relevaient hier du monopole des avocats. Si cette tendance se traduit par des réclamations mieux documentées et plus difficiles à fermer sans examen, la pression sur les coûts du Fonds pourrait s’accentuer. À ce jour, aucune donnée publique ne mesure spécifiquement l’effet de l’IA sur le taux de succès des réclamations au FARPBQ : c’est encore une hypothèse. Mais elle s’appuie sur une réalité déjà chiffrée — un réclamant sur cinq agit seul — et c’est exactement le genre de variable qu’un Fonds prudent surveille, et qu’un média d’intérêt public a le devoir de nommer.
IX — L’angle mort de la gouvernance
L’angle mort de la gouvernance
Tout cela se joue dans une structure particulière. Depuis le 1er avril 2020, le même conseil d’administration — celui du Barreau du Québec — exerce les fonctions et pouvoirs relatifs aux affaires d’assurance du Fonds, qui disposait auparavant d’un conseil indépendant. C’est donc l’organe qui représente les avocats qui supervise aussi l’assureur chargé des réclamations déposées contre ces mêmes avocats. EnDroit.ca a documenté en détail les implications de cette fusion dans un dossier distinct.
Pour la question des primes, cette gouvernance ajoute une couche : les décisions sur le niveau de prime, la politique de placement et l’appétit pour le risque sont prises par un conseil qui répond d’abord à ses membres. Maintenir la prime la plus basse au Canada est un argument attractif pour la profession. Savoir si c’est aussi le choix le plus prudent pour la pérennité du Fonds — et le plus transparent pour le public qu’il est censé protéger en bout de ligne — est une autre question.
Conclusion
La nuance nécessaire
Les chiffres présentés ici proviennent des documents officiels du Fonds. L’interprétation, elle, est discutable, et il faut le dire clairement. Le Barreau pourrait répondre, à juste titre, qu’un déficit d’assurance compensé par les placements est un modèle parfaitement courant chez les assureurs mutualistes à long terme, et que des capitaux propres de 92,9 M$ constituent un coussin considérable face à un passif de sinistres net d’environ 76,7 M$.
Il faut aussi être honnête sur un point qui joue en faveur du Fonds et qui appelle la prudence : le déficit d’assurance s’est réduit de 7,2 à 3,1 M$ entre 2025 et 2026. Mais cette amélioration tient en bonne partie à un ajustement favorable des provisions des exercices antérieurs (un dégagement de réserves de plus de 7 M$ en 2026), et non à une baisse de la sinistralité courante — laquelle a, au contraire, augmenté. Une amélioration portée par des révisions actuarielles favorables n’est pas garantie de se répéter.
Le point de cet article n’est donc pas d’affirmer que la hausse est certaine, ni que le Fonds est mal géré. C’est de montrer que la stabilité de la prime repose sur des conditions — marchés porteurs, sinistralité contenue, réclamations souvent fermées sans indemnité, révisions de réserves favorables — qui ne sont pas garanties, et que le public a le droit de connaître les chiffres qui sous-tendent cet équilibre.
EnDroit.ca · Le droit au plus près des citoyens
Questions fréquentes
Ce que les gens demandent
Quelle est la prime d’assurance responsabilité d’un avocat au Québec en 2026 ?
Elle est de 750 $ par assuré, sans franchise, pour une garantie de 10 M$ par sinistre (1 M$ dans certaines situations précises). Le Fonds confirme qu’elle est fixée à 750 $ à partir du 1er avril 2026, pour une police en vigueur jusqu’au 31 mars 2027.
Pourquoi la prime du FARPBQ est-elle la plus basse au Canada ?
Plusieurs facteurs jouent : une sinistralité présentée comme faible, un taux élevé de dossiers fermés sans indemnité (90 % en 2024-2025), et surtout des revenus de placement qui épongent le déficit des activités d’assurance. La prime seule ne couvre pas le coût des sinistres, des frais et de la réassurance des deux derniers exercices.
Le FARPBQ va-t-il augmenter sa prime ?
Rien n’est annoncé : la prime reste à 750 $ pour 2026-2027. Mais la structure financière — activités d’assurance déficitaires, réclamations et provisions en hausse, réassurance plus coûteuse, dépendance à un portefeuille exposé aux marchés — rend une hausse plausible à moyen terme si l’un de ces paramètres se dégrade. L’analyse de sensibilité du Fonds montre qu’une hausse de 1 % de l’inflation effacerait le bénéfice de l’exercice.
Le Fonds est-il en bonne santé financière ?
Oui, à court terme : résultat net positif de 1,6 M$ en 2026 et capitaux propres de 92,9 M$. La fragilité n’est pas dans le bilan d’aujourd’hui, mais dans la dépendance du résultat aux marchés financiers et dans la progression des réclamations.
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Note éditoriale. Les données financières et opérationnelles citées proviennent des documents officiels publics du FARPBQ, du Barreau du Québec, de LawPRO et de la Law Society of British Columbia. Les états financiers 2025-2026 consultés portent la mention « projet » en pied de page (date du rapport de l’auditeur : 22 mai 2026) ; les montants définitifs seront confirmés dans la version finale et le rapport annuel 2025-2026 du Barreau. Les primes interprovinciales reflètent les barèmes 2026 publiés par les régulateurs concernés.
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Avertissement IA. Les outils d’IA générative (ChatGPT, Gemini, Claude, etc.) peuvent inventer des faits, des chiffres ou des articles de loi : vérifiez toujours auprès d’une source officielle, d’un avocat ou sur Légis Québec.
Sources et références
Documents financiers du Fonds. FARPBQ, États financiers au 31 mars 2026 (projet, rapport de l’auditeur Mallette daté du 22 mai 2026) — état des résultats, note 5 (Placements), note 7 (Passif des contrats d’assurance et analyse de sensibilité), note 8 (Revenus d’investissement). FARPBQ, Rapport de gestion 2024-2025 — membres assurés, réclamations, provisions, taux de fermeture sans indemnité (90 %), part des réclamants non représentés (21 %), cible du taux de capital minimum. Barreau du Québec, Rapport annuel 2024-2025.
Prime et police. FARPBQ, Police d’assurance et prime (prime 750 $ au 1er avril 2026 ; police 2026-2027) et tableau comparatif des autres juridictions.
Comparaisons interprovinciales. Ontario : LawPRO — prime de base 3 250 $, couverture 1 M$/2 M$, franchise 5 000 $ ; prime inchangée pour 2026. Colombie-Britannique : Law Society of BC — indemnity fee 2026 de 1 800 $ (temps plein) et couverture du Lawyers Indemnity Fund (1 M$/2 M$, franchise 5 000 $ à 10 000 $).
Références légales. Code des professions, RLRQ c C-26, art. 86.1 · Loi sur les assureurs, RLRQ c A-32.1.
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